• La fiction number 4, va accueillir son premier chapitre '^' //SBAFF//

    La shcool-fiction nommée N'essaie pas d'oublier ton passé, vis avec !

    Bonne lecture !

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    School Fic : Chapitre 1

     

    PDV ???

    - Nat ! Alors, tu viens à la soirée chez Grey ou pas ? demanda une voix masculine qui ne m'était pas inconnue.

    Nat, c'était ainsi qu'il m'avait appelé. Oui, après tout, il ne connaissait pas mon réel prénom, personne ne le connaissait de toute façon mis à part mes vieux amis d'enfance. Lui ? Il s'appelait Sting. Sting faisait partie de ma bande depuis la première année de lycée. Les gars de ma bande qui connaissaient mon vrai nom étaient Grey, Luxus, Gajeel, Jellal et Roméo. Le reste ne savait rien de moi.

    Mais en réalité, il y avait également des filles qui connaissaient mon prénom. Elles se prénommaient Lisanna, Mirajane et Erza. Elles étaient mes amies, mais notre groupe s'était séparé dû à ma longue dépression qui dure depuis quatre ans, déjà. Quatre longues années qu'aucun sourire sincère n'a été donné de ma part à qui que ce soit. Etrangement, elles me manquent. Elles me manquent toutes énormément. Lorsque je me souvenais de notre enfance, une sensation particulière envahissait mon estomac.

    - Ouais, je viendrais, répondis-je, avec toujours le même faux sourire.

    - Cool ! Mais, Nat... Arrête avec tes faux sourires, ça devient chiant... dit Sting. Si t'essayais de réellement sourire ?

    Alors il avait remarqué ? Pas étonnant, après tout. A force de rester avec moi, il a dû finir par remarquer.

    - Tu sais bien que je n'y arriverai pas.

    Je n'y arriverai pas. C'est vrai. Je n'y arriverai jamais. C'était clair.

    - Non, Nat', j'suis certain qu't'y arriveras ! Les autres me racontent souvent qu'avant t'étais vraiment très dynamique, très serviable, très attentionné, très sympa, toujours prêt à s'amuser ou à se battre... Bref, t'étais incroyable, m'ont-ils raconté !

    - Sting. Pas tant que je n'oublierai pas. Jamais je ne pourrai...

    Oui, tant que j'aurais ce passé en tête, jamais rien d'exceptionnel ne sortira de ma part, c'était clair comme net.

    - Alors essaie d'oublier, et va de l'avant ! S'il te plait. Souris... Mais pour de vrai ! Nat, t'es mon pote, je veux qu'tu sois plus joyeux, comme nous ! Tiens, pourquoi tu te taperais pas une nana ? Comme nous !

    Comme... eux ? Ah ha... ça je pensais pas. Sortir avec une fille, mais, la semaine d'après, la tromper avec une autre et ainsi de suite ? Ah non, ça je ne pense pas que ça arrivera un jour ! Cela dit, peut-être que de me taper une fille, mais de la garder plus longtemps serait juste ? Je ne savais pas. De toute façon, je n'étais plus capable d'aimer. La seule personne qui aurait dû m'apprendre ce sentiment avait mystérieusement disparu. Je le détestais maintenant. Même si je l'aimais encore au fond. Mais je l'avais tellement cherché, tellement... que j'avais fini par abandonner. Même si en réalité je le cherchais encore. Je le chercherai toujours dans l'ombre. Papa...

    - Je sais pas, je verrai.

    A ce moment là, la sonnerie retentit. Il était vrai que j'étais au lycée en ce moment même, assis sur un banc, squattant mon smartphone tranquillement, avant qu'il ne vienne m'aborder.

    - Bon, j'espère qu't'y réfléchiras, à plus "Nat", me dit il en insistant bien sur le "Nat", avec un sourire avant de s'en aller.

    Pff... Il allait vraiment me souler ce Sting. Il était sûrement le plus curieux des gars de ma bande, franchement. Bon, je crois que je vais un peu roupiller avant d'aller en cours, ça ne me branchait franchement pas d'y retourner. Avoir 17 ans  était parfois compliqué.

    * * * *

    Le temps passa vite, j'étais retourné en cours avec 35 minutes de retard. Oui, j'étais souvent en retard, et les profs devenaient des habitués de mon cas, et commençaient à s'en foutre royalement. Pourquoi s'attarder sur un gamin irresponsable, qui en plus de ça, était le plus populaire de tout le lycée et qui était beau comme un dieu ? -Bon, d'accord, j'avoue que la dernière phrase était très prétentieuse, et je m'en excusais. Quelle bande d'attardés ces profs. Mais bon, je ne m'en plaignais pas, ça m'arrangeait après tout, je pouvais très souvent être en retard, tant que mes résultats étaient corrects.

    Après que les cours de la journée soient passés, je me promenai avec mes potes de la bande dans le quartier.

    - Les gars, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir foutre de la journée, faire des trucs chiants comme d'hab' ?

    Voici le langage de Gajeel, enfin, la façon la plus sympa pour lui de communiquer. N'espérez pas qu'il soit sympa avec vous, ça risque pas.

    - On a qu'à se défouler dans les boums, comme d'hab', ouais, où est le problème ? répondit mon meilleur pote depuis que je suis gosse, Grey.

    - Ca commence à m'souler, c'truc, mais tarpin, quoi ! On peut pas changer ? Si on allait embêter les meufs là-bas, par exemple ? dit Gajeel en pointant un groupe de filles.

    - Ouais, bonne idée, répondit l'un de mes amis d'enfance, Luxus.

    - Attends, on s'répartit qui on s'tape, je prend la bleue avec les gros boobs ! s'exclama Grey.

    Qu'il était con ! De là, on pouvait pas vraiment voir le visage de ses filles, je pariais qu'après il allait la trouver moche et allait se casser ou prendre une autre. Franchement, c'était toujours comme ça depuis qu'on était tout petit. Et les autres allaient le suivre, bien sûr...

    - OK, moi j'verrai une fois là-bas, ciao ! répondit Gajeel avant de se diriger vers ce fameux groupe.

    - Oh, attends ! s'exclama encore Grey avant de le suivre.

    - Oh les gars, sérieux, vous m'attendez même pas ! suivit Luxus.

    Et ainsi de suite, Sting, Rog et Loki partirent aussi, à la fin, il ne restait plus que moi, Jellal et Roméo.

    - On fait quoi Nat-nii ? demanda Roméo.

    Roméo m'appelait toujours Nat-nii, en fait, il appelait souvent certaines personnes comme ça. Il disait être fan de moi, c'est pour ça qu'il m'appelait ainsi. Il me considère comme son grand frère aussi. J'étais apparemment le seul garçon à qui il fait ça. Il avait déjà appelé Erza, Erza-nee, il l'aimait beaucoup à l'époque. Mais il avait bien grandi. Il avait treize ans maintenant.

    - Je sais pas, on les rejoindra, mais je veux d'abord les observer, répondis-je.

    - OK, Nat-nii.

    En effet, si j'étais celui d'avant, plein d'énergie, je les aurais suivis tête baissée, sans regarder où j'allais. Mais celui d'avant n'existait plus. Enfin, du moins, tant que ma source d'énergie ne revenait pas, ce qui ne risquait pas d'arriver de si tôt.

    Donc, approchons nous d'eux, et écoutons ce qu'ils disaient, mais pas trop. Grey s'approcha de la fameuse bleue à l'imposante poitrine. Punaise, en fait elle était sacrément jolie ! Ce groupe de filles n'était vraiment pas mal ! Les autres s'approchèrent des autres filles, mais l'une d'entre elles, dont je ne pus voir le visage, recula un peu et se mit à l'écart. Non... ne me dites pas qu'elle contait s'enfuir et laisser ses amies gérer seules cette situation ?! Non, je ne pouvais pas laisser passer ça. Je m'approchai donc, de cette fille. Roméo et Jellal me regardèrent d'un œil interrogateur, mais ne bronchèrent pas, pensant sûrement que si j'avais eu la peine de me diriger vers le groupe, c'était que j'avais une raison, et c'était vrai ! La fille s'éloigna un peu et se dirigea vers un coin de rue plutôt très sombre, et à l'écart des autres, là où personne ne peut ni la voir, ni l'entendre. Elle n'était vraiment pas maligne. De là, n'importe qui pourrait la violer ! Elle devait être conne ? Je le pensais, c'était certain. Je m'approchai donc vers ce coin sans que personne ne me voit, enfin, ce que je croyais, avant que je ne remarque que cet idiot de Grey m'avait vu. Je pus entendre un bout de leur conversation, -oui au début il ne faisait que la regarder, ce qui était étrange.

    - Eh, dis, la jolie bleue, c'est quoi ton nom ? demanda justement ce dernier.

    - Euh, J-Juvia...

    Elle était comme paralysée devant Grey, et rougissait à vu d'œil. Attendez, ne me dites pas qu'elle a eu un coup de foudre ?! Très probablement. OK... Grey était beau, fort, intelligent des fois, a tout pour plaire... Mais désolée ma jolie, il va te tromper dans une semaine. Elle le remarquera plus tard sans doute.

    - Et toi ? finit-elle par dire.

    - Moi, c'est Grey, t'as un joli prénom tu sais ?

    - Merci... rougit la concernée.

    - Et sinon, la blonde de ton groupe qui vient de filer...?

    - Elle ? Oui, quoi ? demanda-t-elle, assez sur ses gardes, sans que je ne sache pourquoi.

    Ce n'était pas de la jalousie, je l'aurais vu sinon. Mais plutôt autre chose. Comme si elle avait... peur ? Peur pour qui ? De quoi ?

    - Ca te fait rien qu'elle soit partie comme ça, lâchement...? demanda Grey, perturbé par l'expression de la bleutée.

    - Ah, non ! Elle n'est pas partie lâchement, je la comprends très bien ! s'exclama Juvia, une lueur de tristesse apparaissant dans ses yeux.

    - Ah ? Alors ça te fait rien qu'un de mes potes l'ai suivi...?

    - Quoi ?! Oh non, désolée, il faut que j'aille la voir, direct ! s'exclama encore Juvia, mais plus fort cette fois-ci, paniquée

    - Hey, hey, t'inquiète pas ! Nat' n'est pas un sal type, il lui ferra rien de louche, la rassura Grey

    - Nat ? Tu veux pas plutô-

    Je n'eus pas le temps de finir d'écouter sa phrase que j'étais déjà dans la fameuse rue. La fille était là, contre un mur du côté opposé où j'étais, je ne pus pas voir son visage à cause de ses longs cheveux dorés qu'elle avait mis en queue de cheval avec quelques mèches mises en avant, sans doute. Ses cheveux lui allaient sûrement jusqu'au bas du dos. Mais même sans voir son visage, je pus deviner que cette fille devait être jolie. Elle avait de parfaites formes en tout cas. Sûrement la mieux formée de son groupe, avec l'autre bleue. Mais je ne comprenais pas pourquoi autant de tristesse dans les yeux de son amie aux cheveux bleus, justement. Elle devait connaître pour sûr son passé.

    Elle leva la tête et je ne pus voir que quelques larmes sûrement, voler en même temps que ses mèches de devant. Et, sans que je ne le veuille, je m'avançai vers elle. Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait ! Elle devait sûrement... m'attrister ? Mais je n'avais même pas vu son visage ! Je n'étais même pas sûr qu'elle pleurait... Mais alors, qu'étaient ces petits goutes qui s'envolaient avec ses mèches de son visage ? Elle pleurait, c'était certain.

    Je m'avançai encore plus, j'étais à présent devant elle. Celle-ci releva la tête, et tout son corps qu'elle avait crispé, et vit mon visage. Là, je ne pouvais pas deviner l'expression de son visage puisque je ne le regardais pas. Et, sans que je ne pus voir son visage, je la plaquai contre le mur où elle s'était appuyée quelques secondes auparavant. Je posai mon visage sur son coup et respirai son odeur plein les poumons, elle sentait si bon. Mais cette odeur m'était nostalgique, très nostalgique, ça me perturba. Ses mèches se mélangèrent avec mes cheveux roses. Oui, je savais... C'était étrange d'avoir des cheveux roses, surtout que j'étais un garçon.

    Je pense que la position dont on se trouvait devait la perturber, ou même l'énerver, mais elle ne dit rien. Ce qui m'étonna fortement. Je sentis son souffle qui se faisait de plus en plus rapide, son cœur battait d'une vitesse incroyable. C'était comme si elle avait retrouvé une personne qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps, soit qu'elle détestait, soit qu'elle aimait, ou bien que la personne qu'elle aimait lui disait qu'il l'aimait aussi, ou encore qu'elle avait peur. J'aimais son odeur. Son odeur étrangement envoutante. En fait, je pense que je la dérangeais énormément, même si c'était certain. Je ne savais même pas pourquoi je fais ça. En temps normal, je ne m'intéresserais même pas à elle.

    - Qu-...qu'est-ce que tu fais ? dit-elle enfin.

    Sa voix. Elle était magnifique. Sa voix était si féminine, si jolie si... nostalgique. Oui, je connaissais cette voix. J'en étais sûre maintenant !

    - S'il te plait, tu peux... T'en aller...? Tu me déranges... ! gémit-elle.

    En même temps je la comprenais, j'aimerais me dégager d'elle, mais je n'y arrivais pas. Je ne pouvais pas, j'étais si bien. Mais pourquoi ne me poussait-elle pas alors ?

    - S'il te plait... !

    Sa voix était si suppliante, et si triste. Je pense que je vais me relever, et oublier cette histoire pour toujours.

    - ... S'il te plait... N-Natsu !

    Que- Quoi ? Elle... connaissait mon prénom ? Seuls mes amis d'enfance le connaissaient... Ce n'était pas possible ! Je me dégageai enfin d'elle, un visage choqué s'emparant de moi. Je regardai son visage, ses yeux chocolat pris par la peur et la surprise. J'avais raison : cette fille était très jolie. Ses traits étaient joliment tracés. Elle devait avoir le même âge que moi. Mais cette fille... Cette blonde aux yeux marron... Non !

    - L-... Lucy ?!

    Lucy, la personne qui avait été auparavant la plus importante pour moi est actuellement... devant moi ? Après tout ce temps, elle était revenue ?

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    Fini, je sais qu'il était court, désolée.

    C'était un bien étrange chapitre 1, non ? 8D Sachez que ce sera pareil jusqu'au chapitre 3 normalement xD

    En tout cas, dans cette fiction il y aura des trucs parfois choquants, je préfère le dire maintenant x3


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  • Bonne lecture.

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    School Fic : Chapitre 2

     

    PDV ???

    - Lu-chan...Tu as fini de te préparer ? me demanda la jolie voix féminine de mon amie.

    Ah là là...Quand est-ce qu'elle comprendra que je suis une fille et que j'ai besoin d'énormément de temps pour me préparer. Mais bon, il fallait quand même que je me dépêche ! Le train part dans 3 heures. Le temps de finir de se préparer, d'arriver là-bas, puis...être là-bas...Il faut que je me bouge ! Au fait...Cette fille ? C'était Levy ! Ma meilleure amie ! Enfin, j'ai plusieurs meilleures amies, mais celle-ci est celle avec qui je m'entends le mieux ! On a les même goûts, le même âge, sûrement le même avenir.

    - Presque Levy-chan, attends juste 2 minutes, s'il te plait ! répondis-je, derrière la porte de ma chambre.

    En effet, j'étais actuellement dans ma chambre. La chambre de la maison que mon père m'a acheté. Et après des milliards et des milliards de supplications, il a fini par accepter les filles chez nous ! Les filles, ce sont mes amies bien sûr. Alors, il y a... Levy, Juvia, Wendy et Kanna. Je les adore ! Je pense que je ne pourrais pas vivre sans elles.

    - Dépêche ! On doit y aller de suite ! me pressa t-elle.

    Il faut que je me speed. Je finis mes valises, puis de m'habiller et de me coiffer. Je ressemblais à ça. Enfin, je suis prête. Je vais enfin pouvoir retrouver mon ancienne ville, mais avec toute mes amies ! Ce sera magique ! En plus, je vais le retrouver. Lui, la seule personne en qui j'avais confiance. Mon meilleur ami, mais également mon premier amour. Celui qui s'est occupé de moi. Je ne l'oublierais jamais. Lorsque je suis partie, je lui ai juste dit que c'était pour régler mon problème de santé. Mais, il y a aussi autre chose. Rien que d'y pense, me...

    - Voilà, j'ai fini, dis-je à Levy tout en sortant de ma chambre.

    - Bah enfin ! Allez, on doit y aller, elles t'attendent toutes dehors, fit Levy.

    Elles m'attendent toutes dehors. On a prévu de toutes y aller, à Magnolia ! J'ai hâte de leur faire visiter ! Et si je pouvais le revoir, ce serait... Fantastique ! J'ai hâte de le présenter à mes amies, je me demande s'il habite toujours au même endroit. Enfin, je pense que oui. Même si ça fait 4 ans. J'avais 13 ans la dernière fois. Quel sera sa réaction ? Je suis trop impatiente ! Et j'aimerais aussi savoir s'il a toujours les même amies...J'ai hâte !

    - OK, je vais appeler Virgo pour qu'on y aille, répondis-je.

    En effet, mon père est un très grand homme d'affaire connu dans tout Fiore. Il est donc vraiment très riche. Et nous avions plusieurs personnes à notre service, bien entendu, même si je ne les ai jamais traité comme tel, c'est impossible. Je les aime tous. Mais il parait que Virgo va venir avec nous, par précaution, même si je sais que mon père se fout de moi, c'est juste Virgo et les autres servants qui s'inquiètent. Elle viendra donc, avec moi et mes amies à Magnolia, jusqu'à ce qu'elle soit sûre que tout ira bien. Je partis donc chercher Virgo, elle avait une tonne de valise ! Je me demande ce qu'elle a bien pu prendre.

    - Fouet, Couteaux, Collier électrique, Braselet de pique, Arracheur de Langue... commença-t-elle.

    - Arrête ! Non, tu ne prendras pas ça avec toi ! ordonnai-je, écœurée.

    - Mais princesse, avec cela vous pourrez me punir, contredit-elle.

    Parfois, je me demande si Virgo n'est pas cinglée. Elle veut tout le temps que je la punisse, pour x raison. Elle ne comprend donc pas que jamais, au grand jamais, je ne torturerais quelqu'un. Mais, pourquoi elle a ça avec elle...? Elle les a achetés ?!

    - Virgo, il faut y aller maintenant, et tu n'emmèneras que cette valise ! dis-je en prenant la valise de ces vêtements et affaires bien à elle.

    - Bien, princesse.

    On alla donc, à la gare, en voiture. On discuta pendant le trajet de la voiture. La voiture était si grande que l'on pouvait toutes rentrer, moi, Virgo et mes 4 amies, mais il y avait encore plusieurs places ! J'étais entre Levy et Juvia.

    - Lu-chan, tu crois que tu vas le retrouver ? me demanda Levy, sachant bien que je comprendrais ce qu'elle disait.

    - Oui, je le pense, s'il habite au même endroit, alors je le retrouverais ! assurai-je

    - Mais ça fait 4 ans, tu crois que... commença Juvia.

    - J'en suis sûre, la coupai-je.

    Je suis certaine qu'il habite toujours au même lieu, après tout, cette maison...

    Donc, on arriva à la gare, puis, on prit notre train. Et on arriva à Magnolia. Je dis aux filles qu'elles pouvaient aller chez moi le temps de trouver un lieu où aller, elles insistèrent pour protester, avec pleins de sous-entendu. Je rougis directement. Elles me dirent que le temps de trouver un appartement, leurs valises pourraient rester chez moi, seulement. Vu qu'elles disent trouver un appartement dans la journée. Virgo alla donc chez moi. Mon ancienne maison, mais qui est toujours la mienne. Et mes amies partirent chercher un appartement. Kanna et Juvia allèrent de leur côté car elles allaient acheter un appartement pour deux. Pareil pour Levy et Wendy. Juste avant, elles m'avaient dit qu'elles avaient déjà trouvé un appartement, et qu'il fallait juste qu'elles trouvent le propriétaire. J'étais donc toute seule. On devait se retrouver ici dans 30 minutes, le temps de signer et tout... Ce n'est pas si loin que ça en fait. Je décida donc, de me promener un petit peu. En route, un garçon voulut me draguer, et je lui régla vite son compte. Lorsque j'ai déménagé, je me suis entrainée tous les jours, malgré la maladie. Je faisais du karaté, de l'aikido, du judo, et d'autres dont je ne me souvenais plus trop du nom. Bref, plusieurs sport de combat pour me défendre des garçons. Mais je ne supportais pas, malgré moi, les groupes de garçons. A chaque fois qu'un de ces groupes s'approchent, je peux pas, c'est trop pour moi. Le seul garçon en qui j'ai confiance est lui. Même s'il me fait un coup bizarre un jour, je saurais le pardonner, même si je sais qu'il ne me ferait jamais rien. Je le connais mieux que personne. Mais, et s'il avait changé ? Je ne m'étais jamais posée cette question, mais c'est une possibilité. Et s'il est devenu quelqu'un d'horrible ? Non, jamais je ne l'imaginerais en méchant, il a toujours été gentil. Je me balada encore quelques minutes, tout cela me rend nostalgique, ça faisait si longtemps. Mais il faut que je rejoigne les filles, et c'est ce que je fis. Elles étaient déjà toutes là. Etrange, elles ont fait vite. On décida à présent de faire les magasins, elles récupèreront leurs affaires plus tard, le soir sans doute. Il nous fallait de beaux vêtements pour notre entrée à Fairy School. Bah oui, qui dit nouvelle ville, dit nouvelle école. Il parait que le premier jour, on pouvait mettre ce que l'on voulait.

    - On commence par quoi ? demanda Juvia.

    - Cette boutique là a l'air extra ! dit Levy en pointant du doigt une petite boutique avec de jolies tenues mises en vitrine.

    - OK, moi je suis pour, approuvai-je.

    On alla donc visiter cette boutique. Tout y était parfait ici ! On prit chacune les tenues qui nous plaisait, on paya, puis on s'en alla. On voulut encore un peu marcher, histoire de leur faire un peu visiter. Mais c'est à ce moment là, qu'un groupe de garçons s'approcha de nous. Oh non. Je ne peux tout simplement pas supporter ça ! Je hais les garçons du plus profond de moi et encore plus les groupes. Je fis signe à Juvia que je ne pouvais pas rester ici, et que j'étais désolée. Elle me répondit en souriant. Juvia savait me comprendre, et j'en lui étais très reconnaissante. Elle, elle était tout le contraire de moi, elle ne détestait pas du tout les garçons, au contraire. Elle m'impressionnait pour ça, même si je lui avais dit ce qui m'était arrivé. Je fila donc dans un coin de rue, je me retourna, et je vis le regard qu'avaient ces garçons. Oh non. Je m'en veux d'être si faible ! Si faible. Je me mis à pleurer, me rappelant le passé. Je n'entendis qu'un petit bout de la conversation.

    - Eh, dis, la jolie bleue, c'est quoi ton nom ? dit le garçon avec qui Juvia était.

    - Euh, J-Juvia... Elle avait marqué une longue pose, et toi ?

    - Moi, c'est Grey, t'as un joli prénom tu sais ?

    - Merci...

    Juvia... ne me dites pas qu'elle est tombée amoureuse, non, pas elle ! Ces garçons ne sont pas des bons types, et ça se voit, bordel ! Mais attendez. Comment il a dit qu'il s'appelait ? Grey ? Non, impossible que ce soit lui. Mais si c'est lui, ça voudrait dire que, qu'il est là. Je ne pus entendre plus que j'étais arrivée dans la petite rue. Que je suis conne, elle est hyper sombre ! Je suis trop conne. Je m'assis contre le mur, et laissa mes larmes couler. A cause de cela, les mèches que j'avais me collaient au visage. J'entendis un bruit, et leva la tête très légèrement, laissant les larmes voler en même temps que mes mèches. Je sentis les pas venir de plus en plus vers moi. Je ne sais pourquoi, mais je n'arrive pas à tourner ma tête pour voir qui était-ce. J'étais comme paralysée. Mais les pas venaient de plus en plus vers moi, alors je leva ma tête toute entière, et tout mon corps. Je me leva, quoi. Le garçon était devant moi, et je pus voir son visage. Il avait de beaux yeux émeraude onyx. De si beaux yeux, ses traits étaient bien celui d'un homme, plutôt enfantin, mais ceux d'un homme qui devait avoir mon âge. Et ils étaient... comment dire ? Parfaits. Son visage n'avait aucun défaut. Mais il y avait quelque chose. Quelque chose qui me perturba. Ses cheveux étaient roses. Rose ? Etrange couleur. Mais ce n'était pas ce qui m'était passé par l'esprit en cet instant. Il n'y avait qu'un mot. Non, il n'y avait qu'un nom. Un prénom. Le sien. Mais sans que je ne m'y attendais, il me plaqua contre le mur où j'étais avant, et posa sa tête sur mon coup, ou plutôt mon épaule. Il respira fortement, ce qui me déstabilisa, à cause de cela, mon cœur devait battre la chamade. Il continua de me renifler. Vraiment étrange, il devait être fou, ou devait-il avoir un énorme problème ? On dirait qu'il aimait mon odeur ? Ou peut-être que ça lui rappelait quelque chose. Mes cheveux blonds se mélangèrent avec ses cheveux roses. Si c'était un autre garçon, je lui aurais foutu sa plus grande raclée du siècle. Mais, je suis sûre qu'il n'était pas n'importe lequel ! Mais la position dans laquelle nous étions était... vraiment embarrassante. Mon cœur commença à battre de plus en plus vite, et de plus en plus fort. Je commença à rougir, rougir... Que je devais être cramoisie. Mais je suis sûre que c'était lui.

    - Qu-...qu'est-ce que tu fais ? dis-je, enfin.

    Bah oui, même si ça peut être lui, il y avait des limites ! Peut-être ne m'avait-il pas reconnue ?

    - S'il te plait, tu peux... t'en aller... ? Tu me déranges... ! gémis-je.

    Je me demande pourquoi est-ce qu'il n'entend rien ! Il est peut-être sourd ? Non, impossible, pas lui.

    - S'il te plait... !

    Je ne comprend pas. Avant, il m'écoutait toujours. Oh non. Et s'il... s'il m'avait oublié ?! Non. Il doit certainement se demander, pourquoi, est-ce que moi, je ne le pousse pas.

    - ... S'il te plait... N-Natsu !

    Là, j'en pouvais plus ! Même si j'étais, plutôt bien. Cette position me gênait, c'est vrai. Mais si c'était réellement lui, cette position me remplirait de plaisir plus qu'autre chose. Oui, j'étais peut-être folle, mais au moins, je m'affirmais bien. Mais au bout du compte, il décida enfin de se décaler de moi. A l'entente du prénom, sans doute. Il me regarda, choqué. Il m'observa, identifia chaque parties de mon visage. Et là, son visage parut encore plus choqué, ouvra la bouche et dit :

    - L-... Lucy ?!

    Sa voix. Elle m'avait tellement manquée. Tellement. Son visage enfantin aussi m'avait manqué. Vraiment. Mais pas que ça. Tout de lui m'avait manqué. Son caractère, sa façon de jouer, bouder, blaguer, rire, se mettre en colère... Vraiment. Tout de lui m'a manquée. Mais quel soulagement ! Il ne m'avait pas oubliée ! Il doit être vraiment très choqué de me voir. Après tout., je suis enfin revenue. Ca fait quand même 4 ans.

     ~~~~

    Voilà, j'ai terminé le chapitre 2 de ma 4ème fiction. C'était une version Lucy du chapitre 1. Bien sûr, le début n'est pas du tout le même, mais la fin, à peu près.

    Donc, y a rien à dire 8D

    Sinon, je prévois 2 autres fictions sur le NaLu (et autres). Si vous voulez plus d'informations, aller voir le sommaire.


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  • fairy tail, Lucy  and Natsu:   

     

     – Tu es de retour !

         Un sourire se marqua sur mes fines lèvres et un merveilleux sentiment s'était emparé de moi. J'étais heureuse, il était revenu. Ce que je venais de lui dire, c'était la phrase que je lui répétais à chacune de ses visites. A chaque fois que je le voyais, je ne pouvais pas m'empêcher d'être soulagée. J'étais soulagée qu'il revienne me voir chaque jour. Pas à la même heure, il n'était pas une sorte de mécanisme. Mais j'étais soulagée de le voir. Même si d'un jour, il venait le matin très tôt, et le lendemain, il venait le soir très tard. Si par malheur, il lui arrivait de ne pas venir me voir, j'étais d'abord très inquiète et quelque peu triste, mais le lendemain ou celui d'après, il restait toujours chez moi bien plus longtemps que d'habitude. C'était une agréable sensation que je n'avais jamais ressentie.

         La joie d'avoir un ami. J'étais certaine que c'était ça. J'étais heureuse d'avoir quelqu'un à mes côtés, parlant avec moi, rigolant avec moi, jouant avec moi. J'étais heureuse que quelqu'un m'apprenne ce qu'était l'amitié. La joie s'emparait de moi à chaque reprise, ça me plaisait. J'étais si bien avec lui, je pouvais m'endormir le cœur léger. Je saurais qu'il me surveillerait, qu'il veillerait à ce que personne ne me fasse de mal ou ne me réveille durant un merveilleux rêve. Je le savais bien. Il me protègerait.

         Je l'aimais énormément, c'était sans doute la personne que j'aimais le plus en dehors de ma famille si peu nombreuse, en outre. Il était gentil, très gentil. C'était la personne la plus aimable que je n'avais jamais connue, malgré le peu de connaissance que je possédais. Il était amusant et drôle. Il me racontait qu'il aimait beaucoup se battre avec certains de ses amis, c'était une manière pour lui de se défouler un bon coup. Il aimait beaucoup ses amis, je pouvais le sentir. A chaque fois qu'il me parlait d'eux, je pouvais voir que son visage avait toujours l'air joyeux, même lorsqu'il voulait me prouver le contraire en me parlant d'un certain garçon qui avait la malencontreuse habitude de se déshabiller.

         C'était une tête brulée, mais il veillait toujours sur son prochain. Pour lui, l'amitié n'était pas qu'un simple mot que l'on pouvait balancer à maintes reprises, sans trop y croire. Je n'aurais jamais cru rencontrer quelqu'un comme lui un jour, c'était si rare. Il était spécial, ça devait être cela, jamais personne ne pouvait être aussi attentionné, gentil et protecteur. Il était ma définition de la perfection.

         Je me souvenais du jour où nous nous étions rencontrés. C'était il y a de cela quatre ans auparavant, j'en avais cinq. J'étais assise dans mon lit, comme à mon habitude, dans ma grande chambre entièrement blanche. Je me rappelais qu'elle était beaucoup trop grande pour une fille aussi petite que moi. Je me sentais minuscule, comme si le monde allait m'emporter, me poussant par le vent. J'étais minable. C'était du moins l'impression que tout cela me donnait. C'était comme si le monde voulait me montrer à quel point j'étais inutile. Quel dégout. Les gens me dégoutaient. Je me dégoutais moi-même. La seule personne que j'aimais réellement était ma mère, mon père ayant toujours était strict. Mais malheureusement, elle était toujours en déplacement, et je ne la voyais que très rarement. Mon père était toujours dans son bureau, comme si je n'étais pas importante pour lui. Ce n'était peut-être seulement qu'une impression.

         Pourtant, je n'avais jamais détesté ma vie. J'avais toujours souri, du plus loin dont je puisse me souvenir. Peut-être que ces sourires étaient faux, mais au moins, un jolie expression recouvrait mon visage d'enfant. Ma mère revenait me voir du mieux qu'elle pouvait. Elle voulait tant rester avec moi plus souvent, et je le désirais tellement. Je voulais qu'elle puisse passer bien plus de temps avec moi, je le souhaitais sincèrement. C'était sans doute la chose que je voulais le plus à cette époque. Après tout, j'étais toujours sur mon lit couleur neige, les murs blancs me couvraient du mieux qu'ils le pouvaient. Tout était absolument blanc. Seuls les livres avaient une couleur bien à eux, mais leur place était sur une étagère blanche. Mon bureau de même couleur était vide, la chaise y était bien rangée. D'autres meubles couronnaient le tout, ainsi qu'une armoire fermée où mes vêtements y étaient soigneusement pliés, d'un teint légèrement plus marqué. Je n'avais aucun jouet, aucune occupation. Seulement des livres, des livres et des livres. Je ne savais même pas encore très bien lire, mais je me débrouillais. Je ne comprenais pas la moitié des mots, mais mon père voulait me faire travailler, que j'aie une soi-disant avance sur les autres de mon âge.

         Mais à quoi bon ? A quoi bon avoir une avance sur les autres ? De quoi diable aurais-je l'air ? Je ne voulais pas être meilleure que les autres, je ne pouvais pas être mieux qu'eux. "Je n'étais qu'une pauvre petite fille de riche qui pouvait avoir tout ce qu'elle voulait." Les personnes de mon entourage devaient se dire ça. Ils répétaient sans cesse que je deviendrai une sale peste prétentieuse, que j'aurai tout ce dont j'aurai envie en un claquement de doigt. Ces gens-là, tous ceux qui pensaient ça, tous, ils étaient tous stupides. Tout ce qu'ils disaient étaient faux, bien sûr. Jamais je n'aurai ce dont j'avais envie. Ma mère ne passera pas plus de temps avec moi. C'était impossible. C'était quelque chose que nul ne saurait faire. Personne ne pourra accomplir mon souhait. Je n'avais jamais rien demandé d'autre en ayant l'air d'une enfant gâtée. Jamais.

         Mais plus que ça, personne ne pourra m'aider. Pourquoi étais-je toujours sur ce lit ? Je voulais m'enfuir, courir, danser, jouer, crier... Ou tout simplement m'amuser. Je n'avais jamais connu l'amusement, personne ne m'avait offert ce plaisir. Cela me rendait mélancolique. Je voulais connaître tous les plaisirs de la vie. Je voulais m'envoler de mes propres ailes, comme disait l'expression. Je voulais tout connaître, même les moments les plus durs et horribles. Si ce n'était que ça le prix à payer en échange de ma liberté, alors je pourrai parfaitement le supporter. Au contraire, j'adorerais ça. Le vent m'emporterait, la pluie m'intriguerait, la neige me consolerait, le soleil me redonnerait espoir. Je voulais que le climat m'apaise et me fasse changer d'humeur selon celui-ci. Je voulais vivre. Alors pourquoi étais-je sur ce lit ? Pourquoi ?

         Malheureusement pour moi, la réponse n'était que trop évidente. Je n'y avais que trop accès. Pourquoi cela m'arrivait-il à moi ? Mais bon, il fallait bien que ça tombe sur quelqu'un, alors sur moi, c'était plutôt une bonne chose. Le fait de savoir que cela n'arrivait pas à ceux que j'aimais me consolait. Mais je n'étais pas au bout de mes peines... Certaines personnes en grand manque d'argent pouvait être très facilement atteints. Je ne voulais pas de ça. C'était pour cela que le fait que ça soit tombé sur moi me consolait plus qu'autre chose. Ce n'était pas plus mal, ma famille était la plus riche et développée du pays. J'en étais heureuse, même. Si seulement mon père pensait comme moi, si seulement... Dommage pour moi, il fallait qu'il soit contre. Ma mère avait essayé de le calmer du mieux qu'elle le pouvait, mais il ne fallait pas omettre qu'elle en était triste également, et était quelque peu d'accord avec son conjoint. Je le savais, ça la rendait malheureuse. Je le savais. Elle avait beau sourire et dire que tout allait bien pour elle, je le savais. Elle mentait. Je le savais. C'était parfaitement normal. Je le savais. Si ça n'avait pas était le cas, elle aurait été une sorte de monstre sans cœur. C'était normal. Je le savais. Et pour mon père, était-ce normal de s'énerver ainsi ? Mais était-ce pour la même raison ? Je ne le savais pas. Voulait-il mon bonheur ? ...ou le sien ? Je ne le savais pas. Il me semblait que j'étais la déception de mon père, son erreur. Mais je ne savais pas, je ne savais rien. J'étais sans doute la honte de sa vie.

         J'étais atteinte d'une grave maladie. Ça par contre, je le savais. Je le savais très bien. J'aurais préféré ne jamais le savoir. Pourquoi ? C'était simple. Si je ne l'avais pas su, je serais capable de sourire naturellement. Rien que ça... J'aurais tellement aimé ne jamais prendre conscience de ce que j'étais. J'aurais préféré naître dans une famille pauvre ou moyennement prospère. N'importe quoi m'aurait satisfaite, tant que mes parents m'aimaient. Tant qu'ils étaient heureux, n'importe quoi m'irait. N'importe quoi... C'était n'importe quoi. On ne choisissait pas ses parents. Quelle égoïste je faisais. Il fallait que j'aime ma vie, il le fallait. Mais ma maladie était bien trop grave, je ne pouvais même plus quitter ma chambre. Je ne pouvais même pas aller à l'école. J'étudiais chez moi. Toute seule, avec ces objets numériques et ces professeurs virtuels. Parfois ma mère m'aidait. Néanmoins, je ne voulais pas de ça. Je voulais de véritables enseignants, des gens qui me donneraient goût aux études. Je voulais avoir une éducation normale.

         On m'avait dit un jour que c'était bien beau l'espoir. C'était ce qui rendait la naïveté des gens réelle et découverte aux yeux de tous. C'était la principale faiblesse de l'homme. Au lieu d'espérer, il fallait abandonner ou regarder les choses en face. Si cela n'était en option, il fallait tout donner et arrêter de garder espoir. Travailler, travailler, travailler... C'était tout ce qu'il fallait faire.

         Ces paroles. Qui en était le détenteur ? Si on pouvait appeler cela ainsi. Bien évidemment que je ne me souvenais pas de cette personne. C'était évident, puisque c'était mon père. Je ne pouvais pas me souvenir de lui puisque je le connaissais déjà. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais plus rien. Ma maladie ne cessait de s'agrandir. Tellement, au point où me lever du lit pourrait me coûter cher. Je ne serai plus là à pouvoir le raconter et l'expliquer à quelqu'un.

         L'espoir ? Cela faisait bien longtemps que ce sentiment s'en était allé. Je n'y croyais plus. Durant ces cinq années -si je puis dire, je n'avais jamais cessé d'espérer, espérer. Sans résultat. L'espoir permettait de donner à n'importe quel individu une lumière, un chemin, quelque chose qui lui permettait de ne pas abandonner. Mais lorsqu'il se rendait compte que ce n'était qu'un mensonge, que rien de bien ne pourra changer son malaise, une flèche lui traversait le cœur. Non, elle lui traversait son âme, pouvant mettre fin à sa vie. Non, elle y mettait fin. Le reste de son existence ne serait que noir et divergence, il pourrait voir le mal partout, même s'il n'existait pas.

         Pourtant, je voulais espérer. Je le voulais tellement... Le problème venait de là : je n'y arrivais pas. Ou plutôt, je n'y arrivais plus. Plus jamais je ne saurai rire, parler normalement. Et pourtant... Pourtant... Je n'avais pas abandonné. Je n'en serai jamais capable. Mais je savais évidemment que je ne pourrai plus jamais revenir en arrière.

         J'avais pensé à ça une fois, c'était définitif pour moi. Et pourtant, à ce moment-là, jamais je n'aurais pensé que je changerais d'avis la même journée.

         Un sourire s'installa actuellement sur mon visage suite à cette courte durée de nostalgie.

    Tu vas bien ?

    * * *

         Je l'observai, la détaillant du regard. 

         Aucun doute possible là-dessus, c'était bien elle. Je la reconnaitrais entre mille. Ses cheveux blonds de même couleur que le blé d'un paisible champ, ses yeux marron ayant une pointe de chocolat, son visage angélique, sa mélodieuse voix, son corps si frêle... Ça ne pouvait qu'être elle, elle ne pourra pas me le nier.

         Un coup de vent passa entre nous, alors que je me décalais de la jeune fille en face de moi. Etrange, il faisait pourtant chaud il y a à peine quelques secondes, et voilà qu'il commençait à faire frisquet. J'entendis quelques battements d'ailes. Des oiseaux s'en allaient des quelques arbres présents aux plus proches alentours, même si ce n'était pas si près. Le début du froid avait dû les alarmer. Mais le ciel n'était pas couvert, il n'y aurait donc pas de tempête imprévue.

         Seulement, je vis la personne devant moi frissonner légèrement. Il fallait dire que sa tenue était légère, et pas qu'un peu ! C'était la première fois que je voyais une fille s'habiller ainsi, elle devait posséder son propre style de vêtement bien à elle. Ses légers frissonnements s'accroissaient suivant le rythme du temps étrangement changeant d'une vitesse phénoménale  Ses cheveux flottèrent légèrement au vent, ses mèches caressaient son visage rougi par le froid, tandis que sa longue queue tenue par un ruban bleu jouait avec l'air. Ses vêtements n'y avaient pas échappé, le souffle les emportaient également. Elle tentait de retenir sa jupe de couleur bleue foncée en la tirant vers le bas tant bien que mal, tant elle était courte. Je pouvais entrevoir de légers frissons la couvrant.

         Les quelques paroles échangées des gens qui passaient non loin de cette sombre ruelle s'éloignèrent en même temps que leur détenteur. Je n'entendais même plus la voix de mes amis discutant avec cette bande de filles trainant avec celle qui était devant moi. De toute manière, ça m'arrangeait. Si je ne les entendais pas, impossible qu'elle ne les entende. J'avais une ouïe exceptionnelle. Donc, cela signifierait que rien ne pourrait la déconcentrer.

         Je me demandais quelle tête je pouvais bien avoir en ce moment. Étais-je surpris ? Probablement. Mais quelque chose me disait que ma tête n'avait rien d'une personne surprise, ou étonnée. Non, même si je ne pouvais pas me voir, même si je n'arrivais pas à le sentir naturellement comme toute personne normale. Mes yeux étaient plutôt plissés, légèrement froncés, ma bouche était soi-disant entrouverte. Je sentais mes muscles relâchés.

         Je n'affichais aucune expression que l'on pourrait cerner. J'étais vide.

         Elle, cette bonde devant moi, je ne la comprenais pas non plus. Son visage était un mélange de tellement d'émotions que je ne le comprenais pas. Je ne saurais la décrire actuellement. Que pouvait-elle bien penser en ce moment-même ? Que ressent-elle ? Savait-elle qui j'étais ?

         Étais-je stupide ? Bien sûr qu'elle me connaissait, elle venait de prononcer mon prénom que pourtant, peu de gens ne connaissaient. Elle était donc spéciale. Elle connaissait mon moi d'avant. Elle m'avait déjà parlé. On s'était déjà parlés. Mais pourquoi insistais-je autant sur le "on" ? Nous avions passé des moments ensemble. Nous nous étions rapprochés, nous étions devenus amis. Nous ne nous séparions jamais, nous jouions tous les jours avec le sourire aux lèvres. Nous avions toujours été ensemble, mais malheureusement séparés un jour. Pourtant, aucun de nous ne perdit le sourire et espéra retrouver l'autre un jour. Ce qui nous amenait à aujourd'hui.

         Si seulement ça s'était passé ainsi.

         Que c'était beau de penser tout cela. Malgré tout, la pensée n'était qu'une vision des choses impossible à qualifier. Je ne me faisais qu'une bonne illusion. Mais où était le problème ? Je ne le voyais pas. Je ne le sentais pas. Cette illusion pouvait m'aider à m'échapper de la réalité. Elle m'y aidait en ce moment-même. Je devrais pourtant arrêter. Je devrais arrêter de vagabonder dans ce monde où rêves et illusions se mélangeaient. Ils s'entrechoquaient avec bien trop de force, je n'arrivais plus à m'en y échapper. J'étais pris au piège dans un monde qui était trop parfait pour être le mien. J'étais coincé dans un univers alternatif, incapable de m'y échapper.

         Je sentis une respiration s'accélérer, ce qui me fit sortir de mes songes. Mon regard tomba à nouveau net sur cette jeune femme. A présent, je n'arrivais plus à dévier le regard. Elle m'inspirait, et ce n'était pas près de s'arrêter de sitôt. Je la devinai tendue : j'eus l'impression qu'elle n'arrivait plus à se tenir en place. Etait-ce seulement mon imagination ? Elle déglutit.

         Son attitude avait changé si vite. Je voulais connaître la raison de ce soudain changement. Je n'avais pourtant ajouté aucun mot ni mouvement. Mais peut-être était-ce pour cela. Oserait-elle faire le premier pas ? Et d'ailleurs, qu'était-on en train de faire ? Absolument rien. En voici la source du problème. Nous nous contentions de nous observer, attendant que l'autre fasse ou dise quelque chose, malgré que nous sachions bien que rien n'y fera. Alors pourquoi ? Je n'en connaissais malheureusement pas la réponse qui devait être évidente pour toute autre personne normale. Mais je n'étais pas normal.

         La suite devint alors plus complexe.

         Ses yeux qui venaient à peine de sécher ses larmes, redevinrent humides. Elle mordilla sa lèvre inférieur. Je la vis trembler légèrement, respirant de plus en plus fort. Ses épaules se tendirent, tandis que ses mains s'agitaient. Elle avait le regard brillant, et me fixait avec beaucoup d'intensité. C'était comme si elle avait trouvé la réponse d'une énigme qui lui rapporterait gros. Son teint du visage se rosit, ce qui lui donnait un air adorable. Elle déglutit de nouveau.

         Elle ferma les yeux, voulant s'assurer d'une chose avec son esprit et sa conscience. Elle voulait être certaine d'une question sans réponse dont je ne pourrai jamais deviner l'existence. Des gouttelettes coulèrent au niveau de ses joues, partant de ses pupilles et tombant à l'arrivée du menton. Elle serra ses poings et souffla un bon coup, rouvrant ses yeux avec détermination. Son corps ne tremblait plus.

         Un large sourire s'empara d'elle, je faillis rater un battement. Il fallait dire qu'elle m'avait bien surpris. Son visage remplit de noirceur découvrit apparemment ce qu'était la lumière. Son regard s'était illuminé.

         C'était avec un sourire scotché aux lèvres, les yeux fermés, qu'elle se dirigea vers moi. Correction : elle fonça littéralement sur moi ! Elle se jeta dans mes bras chauds, décontractés. Surpris par cette étrange geste, j'eus le réflexe d'écarter mes bras en l'air. Elle me serra contre elle, sa tête posée de côté droit sur mon buste. Elle s'était légèrement baissée, malgré le fait qu'elle soit plus petite que moi de quelques centimètres.

    Natsu ! Ça faisait si longtemps... !

         Je déglutis à mon tour, fronçant les sourcils. J'avais tellement envie de la serrer fort contre moi, tellement... Je ne pouvais décrire ce degrés de quantité d'un simple désir banal. En avais-je seulement le droit ? Avais-je le droit de franchir une porte qui me paraissait bien lointaine il n'y avait de cela que quelques minutes à peine ? Aurai-je une sorte de punition ? Mais ne me punissais-je pas moi-même à cette pensée ?

         Alors si le cas avait été négatif, si je n'avais pas ce droit... J'aurais eu une bien trop grande sanction. Bien évidemment, je me moquais de toutes ces contraintes. A quoi serviraient-ils si je ne faisais pas ce que mon cœur me dictait de faire ? Personne ne pouvait m'ordonner quoi que ce soit. Personne n'avait cette autorité sur moi. Je pouvais donc faire ce que bon me semblait.

         J'avais bien sûr, resserré son étreinte. Je la serrais vraiment fort contre moi, comme si je ne voulais plus qu'elle s'en aille. J'en faisais peut-être trop ? Et alors ? Cette fille était l'amie à laquelle j'avais le plus eu foi. Je l'aimais énormément, elle était comme une petite sœur fragile à protéger, pour moi. Je me souvenais qu'avant, j'avais toujours eu cette étrange envie de toujours la protéger, la garder juste pour moi. Il fallait dire que j'étais un grand frère bien possessif.

         Si l'on suivait cette logique, c'était plus que normale qu'un frère soit heureux de retrouver sa fragile petite sœur. C'était une chose dont on ne pouvait pas lutter contre. Je l'aimais tellement, tellement... C'était celle qui avait toujours été là pour moi. Que ce soit dans la joie, ou dans la peine. Elle savait trouver les mots. C'était un ange venu des cieux pour me guider, ça ne pouvait être que ça. Alors pourquoi était-elle partie ? Pourquoi m'avait-elle laissé tomber ? N'étais-je pas quelqu'un d'assez bien pour elle ?

         Je me souvenais de ses quelques mots... Ou plutôt, de sa lettre. Elle ne me l'avait pas dit directement. Elle aurait dû m'avouer sa décision en face. J'aurais pu la comprendre, la conseiller, l'aider... Mais non. Au contraire, rien de bon ne s'était produit par la suite. J'avais été trop égoïste. Trop égoïste pour ne pas avoir tout garder pour moi. J'avais répondu ma tristesse pour malencontreusement en créer une totalement différente aux autres. Je n'avais pas pensé à mes amis, j'avais été trop stupide. Mon égoïsme finira un jour par sérieusement blesser les gens qui m'entouraient. Mais ce jour-là, il sera bien trop tard. Je ne pourrai plus corriger mon erreur. Mon erreur qui en engendrait d'autres. J'avais fait bien trop d'erreurs pour pouvoir toutes les tracer et les oublier. Beaucoup trop.

         Je posai ma main sur l'arrière de sa tête, resserrant au maximum l'étreinte. Je l'appuyai contre moi, pour ne plus qu'elle s'en aille. Mais j'attendais bien évidemment des explications. Elle ne pouvait tout simplement pas se permettre de partir et de revenir comme si de rien n'était. J'espérais qu'elle n'était pas partie par ma faute. Si j'en croyais sa lettre, c'était à cause de sa grave maladie. Je pouvais la comprendre, en fait... Mais j'aurais tellement préféré qu'elle me le dise non à travers un bout de papier mais par la parole.

         Je regrettais. Je regrettais tout. Je regrettais mon égoïsme. J'aurais tellement voulu pouvoir remonter le temps et revenir à mon époque d'amertume. Revenir plus tôt, bien plus avant cela. Revenir avant qu'elle ne s'en aille. Si ce n'était pas possible, revenir juste après l'affront entre mes sentiments et ma raison. J'aurais tellement, tellement voulu que mes sentiments eurent tort de ma raison. Mais il était trop tard.

    Lucy...

         Si je ne pouvais pas remonter à cette vieille époque et changer le cours de mon histoire, je n'aurai qu'à le faire dès à présent. Je changerai le cours du présent, et je l'améliorerai pour que tout le monde en soit satisfait. J'aimerais redevenir comme avant. Celui que j'étais avant mon inutile dépression. Être joyeux, gentil, protecteur, rieur, et tout ça... Du moins, le minimum possible ! Je l'espérais sincèrement.

         Et Lucy... Est-ce qu'elle avait changé ? Comment était-elle avant, d'ailleurs ? Je me souvenais d'elle comme étant toujours souriante. Même s'ils n'étaient que de simples rictus, au début. Mais petit à petit, j'avais eu la chance de voir l'un de ses plus sincères sourires. Et cette chance s'était transformée en habitude. Cette habitude était devenue un doux plaisir. Elle me détendait. Cette blonde était également gentille. Elle riait à chacune de mes blagues avec sincérité, qui plus était. Son apparence pouvait faire croire à n'importe qui qu'elle était née de sang royal : elle était incomparablement mignonne, à tel point que ça en devenait un crime de pire espèce. Elle était joueuse et savait bien ce qu'elle désirait. Son optimisme surpassait de loin la peste. Sa joie de vivre était incomptable. Son sourire rafraichissant illuminait même les nuits les plus sombres.

         Il n'y avait pas assez de mots pour la décrire. J'en serais encore demain à énumérer tout ce que je pensais d'elle. Pour être franc, elle avait été le soleil qui éclairait mes désespérantes journées. Elle me guidait et me conseillait. Que ce soient des problèmes avec mes amis, ma famille et n'importe qui ou quoi d'autre. Une étoile. Elle représentait la nature de ces astres. Elle entrait dans l'ère des constellations significatrices de joie. Elle était une étoile. Mon étoile.

         Cette personne ne vivait pourtant pas dans le même monde que moi. Nous n'avions aucune similitude concernant nos traditions ou nos familles. Coutumes, éducation, finances... J'avais néanmoins un jour identifié chaque principauté familiale de tout angle. Ma solution était comparable à l'affreux affront de mes gènes assénés à la raison même de mon être. Nous étions différents.

    – Tu ne peux pas savoir à quel point tu m'as manqué...

         Quelque chose d'humide dégoulinait lentement du haut de ma poitrine. Une sorte de cascade s'en suivit sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Un souffle réchauffant et saccagé me fit ravaler ma salive qui restait bloquer dans ma gorge jusqu'à présent. Je sentis une vibration, douce et voyageuse. Elle tremblait. Elle pleurait.

         Je ne souhaitais pas la voir ainsi après ces années d'oubli. Cette vision faisait palpiter mon cœur d'homme pourtant solide mais comme l'humain, il avait ses failles. Néanmoins, en ce moment, aucune autre pensée rationnelle ne me venait à l'esprit. J'étais prêt à rester ainsi pour des heures sans sortir un son. Comme le disait l'expression : "Le cœur a ses raisons que la raison ignore."

    * * *

         Pourquoi rester ainsi ? Je ne le savais pas. Pourquoi l'avoir pris dans mes bras ? Je ne le savais pas. Pourquoi ne pas m'en aller et ainsi retrouver les autres ? Je ne le savais pas. Je ne le savais... pas ? Pourquoi ne savais-je rien ? Pourquoi me posais-je toutes ces questions insensées sans réponses ? Pourquoi ? Après tout, je le savais bien...

         J'étais certaine qu'il se posait des questions... J'en étais plus que certaine. Je savais qu'il voulait des réponses. Mais des réponses à quoi ? Je pensais avoir été claire dans ma lettre, pourtant. Pourquoi continuais-je cet interrogatoire à sens unique, enfin ? Idiote, je n'étais qu'une simple et bonne idiote ! Je ne connaissais rien, je ne comprenais pas les autres et je m'inventais des émotions tandis que je prenais les sentiments des autres pour les initier à s'abandonner sans crainte dans un infâme gouffre profond et lointain.

         Comment en étais-je arrivée à cette conclusion ?

         Je l'aimais, il n'y avait pas d'autres explications, du moins je n'en voyais aucune.

         C'était pour cette raison même, minuscule soit-elle, que j'étais revenue. Un trou s'était creusé en moi, sans que je ne le sache, prouvant son immense importance pour moi. J'étais si vide, sans lui. Bien heureusement, j'avais rencontré de merveilleuses amies, là où j'étais. Ces dernières m'aidaient mentalement, comme physiquement. Je voulais devenir plus forte, mais il fallait bien croire que pour moi, c'était juste chose dite en l'air. Cette peur abominante m'étouffait et m'enfonçait dans les plus noirs horizons.

         Je levai doucement ma tête vers celle de la personne avec moi. Il n'avait pas changé niveau apparence. Cette remarque me fit sourire, et, suite à cela, il me dévisagea étrangement, sans comprendre.

         Je me détachai de lui, essuyant mon visage larmoyant, le remplaçant par un large sourire. Chose qu'il ne comprit sans plus que la précédente. Etrangement, cela me provoqua un rire que je n'avais pas sorti depuis des jours incomptables, depuis bien plus longtemps que je ne le pensais. Il me dévisagea toujours de la même manière - quoi que plus étonné, mais finit par me rejoindre comme si je l'avais contaminé.

         Et dire que je lui devais des explications... J'aimerais que cette option puisse rester une option.

    * * *

         Ses mots, ses phrases... Comment pouvaient-ils ainsi parvenir à mes fines oreilles ? Ne venait-elle pas de m'avouer une chose dont je ne pourrais même pas imaginer la simple possibilité ? Un espoir aussi minime n'existait pourtant que dans les contes de fée. Cela dit, je m'en plaignis guère, écoutant mot à mot ses explications, aussi courtes étaient-elles. Pourquoi cela me faisait sourire ? Un malaise s'emparait tout de même de mon corps, alors pourquoi cette minuscule joie ? Ce n'était sûrement pas pour moi, mais un soulagement exagéré me remplissait intérieurement de cet espoir qu'il avait toujours cherché à attraper. Aujourd'hui était peut-être un bon jour.

         J'évacuai tout ce qui s'accumulait si précipitamment en moi en soupirant. Ce fut un long soupir, mais il fut utile. Tout mon stresse s'en était allé, comme envolé. J'en fus presque surpris. A présent, seul de l'incertitude était présent en moi. Le connaissant, régler les choses bêtement et méchamment n'était certainement pas une possibilité parmi tout ce qui pouvait bien être possible en ce monde.

         Je devins alors inquiet. Natsu s'en sortirait-t-il ?

         Je regardai alors la jeune fille à la chevelure de cascade que je venais à peine de draguer environ dix minutes avant. Cette bleutée devant moi me dévisagea d'un air qui pouvait bien la trahir. Elle venait de raconter la vie d'une de ses amies à un parfait inconnu qu'il aurait été préférable de fuir. L'inquiétude la brûlait très sûrement.

    – Tu sais... Tu as beau être inquiète pour ta copine, ça ne changera pas les choses, et je sais de quoi je parle, essayais-je de la rassurer, marquant par la suite une longue pose pour pouvoir me préparer mentalement à sourire. On a plus qu'à attendre, et les laisser faire.

         L'adolescente se sentit légèrement offensée, puisqu'elle sursauta, s'indignant presque. Elle me bafouilla un inaudible "Je le sais, ça..." que je peinai pratiquement à comprendre. Ses bras se croisèrent au niveau de sa poitrine, et sa joue se gonfla légèrement. Elle prit un visage contrarié, triste, énervé, perplexe... Je ne saurais quoi dire. Ses sourcils se froncèrent et se détourna pour que je ne puisse plus être sur son champs de vision.

         Je ne rêvais pas, elle boudait !

         J'avais beau comprendre pourquoi, je n'arrivais pas à comprendre. Si elle tenait tellement à s'inquiéter, je ne l'empêchais en aucun cas. Alors pourquoi m'en vouloir ? On pourrait bien croire que j'avais fait quelque chose d'imposant, presque mal ! Je ne l'avais que conseillée. Il était clair que cette fille était étrange. Elle ne pouvait pas réfléchir un instant, un seul instant. Elle pourrait comprendre qu'également, j'étais dans un état semblable au sien !

         Finalement, je compris l'une des facettes de cette "Juvia". Elle n'aimait pas que les autres aient raison sur un point qui la concernait. On en arrivait à un état de timidité absolue. J'avouai tout de même que ce côté la rendait... irrésistiblement mignonne. Cette petite bleue pourrait bien avoir l'immense et indésirable chance d'être ma prochaine sur ma chère liste.

    * * *

         Les yeux bloqués sur un point dont je ne pouvais pas me défaire, je me mordillai ma lèvre inférieure. Mon esprit était ailleurs, ne voulant pas revenir à l'instant présent. Je ne voulais pas faire face à la réalité. Pourtant, pourtant... J'y étais obligatoirement forcée. Je voulais à ce moment précis, me défaire du monde. Je voulais devenir une toute autre personne, je voulais voir tous mes problèmes disparaître.

         Mais ma conscience était bien plus réaliste que mes espérances. Néanmoins je voulus fuir, fuir loin. Je ne voulais plus de cette situation. Je ne voulais pas lui fournir d'explications. J'avais l'étrange impression que si je le faisais, tout disparaitrait. Tout ce que j'avais tant bien que mal construit jusqu'aujourd'hui s'envoler m'était impensable, mais j'étais effrayée. J'attendais ce jour depuis pourtant si longtemps. Je l'aimais sincèrement, et le voir me procurait un réel plaisir.

         Malheureusement, je m'étais rendue compte bien vite des véritables faits et présent.

    Lucy, je sais bien que tu m'as expliqué dans ta lettre que tu as dû soudainement partir à cause de ta maladie... Mais je te connais bien, et même si je sais que c'est en parti pour ça, dis-moi la véritable raison ! S'il te plait !

         Je n'entendis plus rien. Tout autour de moi devint sourd. Il le savait tout aussi bien que moi. Même si c'était vrai, guérir de ma maladie là-bas n'était qu'un prétexte. Des images défilèrent comme on jetait la mauvaise nourriture à la poubelle : avec dégoût. Il y avait deux autres raisons. L'une égoïste, l'autre déçue.

         Tout était flou, je n'arrivais plus à bien y voir. Ma vue était trouble, tout comme mon ressenti. Je ne voulais pas me souvenir. Je ne voulais plus y penser. Et encore, il n'y avait pas qu'une raison à cela : Je ne voulais plus me souvenir à quel point j'étais faible par le passé, mais également... Je ne voulais plus jamais avoir des espoirs vains qui finiraient par être trahis d'une cruauté indéniable, mais complètement inattendue. C'était de cette manière qu'une partie de mon cœur avait été arrachée.

         Je ne voulais plus m'en rappeler davantage. Je n'en restais pas moins lâche. Sans verser une larme, le cœur battant, les yeux brillants, l'expression désordonnée et la mine blanche, je fis un pas de la direction opposée où j'étais, puis deux. Mes pas s'accéléraient, ma respiration se saccageait. On pouvait entendre les oiseaux effrayés d'il y avait quelques minutes, qui revenaient vers leur nid. Un vent glacial, plus encore que le précédent se fit sentir. Je commençai à courir.

         J'étais clairement en train de m'enfuir.

         Mes cheveux s'entremêlaient d'une manière bien dérangeante, se plaçant désagréablement devant mes yeux, j'en eus même plein la bouche. Je ne prenais même plus compte du froid que je commençais à sortir de cette ruelle où j'étais venue me cacher il n'y avait pas si longtemps.

         Natsu voulut me rattraper, mais il eut été en retard. Son temps de réaction avait été bien trop lent. Sûrement était-il concentré à se poser sa propre question. Son manque d'attention m'avait été favorable. Je savais bien que je ne devais pas m'enfuir, que même si je le faisais ce serait vain. Mais à présent, c'était la seule chose à laquelle j'avais pensé. Je n'en pouvais plus.

         Je pris bien évidemment une autre rue de celle où mes amies ainsi que ceux du rose étaient. Je ne pouvais entendre que mes gémissement ainsi que ma respiration. Je sentais fortement mon cœur battre à une pulsion impensable. Je ne devrais pas trop me surmener, ma maladie pourrait ressurgir à n'importe quel moment...

         Le dernier son de cette petite ruelle qui parvint à mes oreilles fut mon prénom, appelé d'un désespoir ardent.

    ~~~

    Ah là... Quand fut la dernière fois ? Et dire que j'ai commencé ce chapitre le 23 Mars 2016 ! (Et encore, ce n'est pas tout à fait sûr.) Donc j'ai juste ajouté à la va vite vers la fin un peu de texte pour aller plus vite.  Et vu que j'ai écrit ce chapitre à différents moments, si la manière de l'avoir écrit est différente, c'est normal. Et si y a des erreurs, c'est pareil.

    Bref... je vais essayer d'être plus rapide par moment...

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