• School Fic : Chapitre 3

    fairy tail, Lucy  and Natsu:   

     

     – Tu es de retour !

         Un sourire se marqua sur mes fines lèvres et un merveilleux sentiment s'était emparé de moi. J'étais heureuse, il était revenu. Ce que je venais de lui dire, c'était la phrase que je lui répétais à chacune de ses visites. A chaque fois que je le voyais, je ne pouvais pas m'empêcher d'être soulagée. J'étais soulagée qu'il revienne me voir chaque jour. Pas à la même heure, il n'était pas une sorte de mécanisme. Mais j'étais soulagée de le voir. Même si d'un jour, il venait le matin très tôt, et le lendemain, il venait le soir très tard. Si par malheur, il lui arrivait de ne pas venir me voir, j'étais d'abord très inquiète et quelque peu triste, mais le lendemain ou celui d'après, il restait toujours chez moi bien plus longtemps que d'habitude. C'était une agréable sensation que je n'avais jamais ressentie.

         La joie d'avoir un ami. J'étais certaine que c'était ça. J'étais heureuse d'avoir quelqu'un à mes côtés, parlant avec moi, rigolant avec moi, jouant avec moi. J'étais heureuse que quelqu'un m'apprenne ce qu'était l'amitié. La joie s'emparait de moi à chaque reprise, ça me plaisait. J'étais si bien avec lui, je pouvais m'endormir le cœur léger. Je saurais qu'il me surveillerait, qu'il veillerait à ce que personne ne me fasse de mal ou ne me réveille durant un merveilleux rêve. Je le savais bien. Il me protègerait.

         Je l'aimais énormément, c'était sans doute la personne que j'aimais le plus en dehors de ma famille si peu nombreuse, en outre. Il était gentil, très gentil. C'était la personne la plus aimable que je n'avais jamais connue, malgré le peu de connaissance que je possédais. Il était amusant et drôle. Il me racontait qu'il aimait beaucoup se battre avec certains de ses amis, c'était une manière pour lui de se défouler un bon coup. Il aimait beaucoup ses amis, je pouvais le sentir. A chaque fois qu'il me parlait d'eux, je pouvais voir que son visage avait toujours l'air joyeux, même lorsqu'il voulait me prouver le contraire en me parlant d'un certain garçon qui avait la malencontreuse habitude de se déshabiller.

         C'était une tête brulée, mais il veillait toujours sur son prochain. Pour lui, l'amitié n'était pas qu'un simple mot que l'on pouvait balancer à maintes reprises, sans trop y croire. Je n'aurais jamais cru rencontrer quelqu'un comme lui un jour, c'était si rare. Il était spécial, ça devait être cela, jamais personne ne pouvait être aussi attentionné, gentil et protecteur. Il était ma définition de la perfection.

         Je me souvenais du jour où nous nous étions rencontrés. C'était il y a de cela quatre ans auparavant, j'en avais cinq. J'étais assise dans mon lit, comme à mon habitude, dans ma grande chambre entièrement blanche. Je me rappelais qu'elle était beaucoup trop grande pour une fille aussi petite que moi. Je me sentais minuscule, comme si le monde allait m'emporter, me poussant par le vent. J'étais minable. C'était du moins l'impression que tout cela me donnait. C'était comme si le monde voulait me montrer à quel point j'étais inutile. Quel dégout. Les gens me dégoutaient. Je me dégoutais moi-même. La seule personne que j'aimais réellement était ma mère, mon père ayant toujours était strict. Mais malheureusement, elle était toujours en déplacement, et je ne la voyais que très rarement. Mon père était toujours dans son bureau, comme si je n'étais pas importante pour lui. Ce n'était peut-être seulement qu'une impression.

         Pourtant, je n'avais jamais détesté ma vie. J'avais toujours souri, du plus loin dont je puisse me souvenir. Peut-être que ces sourires étaient faux, mais au moins, un jolie expression recouvrait mon visage d'enfant. Ma mère revenait me voir du mieux qu'elle pouvait. Elle voulait tant rester avec moi plus souvent, et je le désirais tellement. Je voulais qu'elle puisse passer bien plus de temps avec moi, je le souhaitais sincèrement. C'était sans doute la chose que je voulais le plus à cette époque. Après tout, j'étais toujours sur mon lit couleur neige, les murs blancs me couvraient du mieux qu'ils le pouvaient. Tout était absolument blanc. Seuls les livres avaient une couleur bien à eux, mais leur place était sur une étagère blanche. Mon bureau de même couleur était vide, la chaise y était bien rangée. D'autres meubles couronnaient le tout, ainsi qu'une armoire fermée où mes vêtements y étaient soigneusement pliés, d'un teint légèrement plus marqué. Je n'avais aucun jouet, aucune occupation. Seulement des livres, des livres et des livres. Je ne savais même pas encore très bien lire, mais je me débrouillais. Je ne comprenais pas la moitié des mots, mais mon père voulait me faire travailler, que j'aie une soi-disant avance sur les autres de mon âge.

         Mais à quoi bon ? A quoi bon avoir une avance sur les autres ? De quoi diable aurais-je l'air ? Je ne voulais pas être meilleure que les autres, je ne pouvais pas être mieux qu'eux. "Je n'étais qu'une pauvre petite fille de riche qui pouvait avoir tout ce qu'elle voulait." Les personnes de mon entourage devaient se dire ça. Ils répétaient sans cesse que je deviendrai une sale peste prétentieuse, que j'aurai tout ce dont j'aurai envie en un claquement de doigt. Ces gens-là, tous ceux qui pensaient ça, tous, ils étaient tous stupides. Tout ce qu'ils disaient étaient faux, bien sûr. Jamais je n'aurai ce dont j'avais envie. Ma mère ne passera pas plus de temps avec moi. C'était impossible. C'était quelque chose que nul ne saurait faire. Personne ne pourra accomplir mon souhait. Je n'avais jamais rien demandé d'autre en ayant l'air d'une enfant gâtée. Jamais.

         Mais plus que ça, personne ne pourra m'aider. Pourquoi étais-je toujours sur ce lit ? Je voulais m'enfuir, courir, danser, jouer, crier... Ou tout simplement m'amuser. Je n'avais jamais connu l'amusement, personne ne m'avait offert ce plaisir. Cela me rendait mélancolique. Je voulais connaître tous les plaisirs de la vie. Je voulais m'envoler de mes propres ailes, comme disait l'expression. Je voulais tout connaître, même les moments les plus durs et horribles. Si ce n'était que ça le prix à payer en échange de ma liberté, alors je pourrai parfaitement le supporter. Au contraire, j'adorerais ça. Le vent m'emporterait, la pluie m'intriguerait, la neige me consolerait, le soleil me redonnerait espoir. Je voulais que le climat m'apaise et me fasse changer d'humeur selon celui-ci. Je voulais vivre. Alors pourquoi étais-je sur ce lit ? Pourquoi ?

         Malheureusement pour moi, la réponse n'était que trop évidente. Je n'y avais que trop accès. Pourquoi cela m'arrivait-il à moi ? Mais bon, il fallait bien que ça tombe sur quelqu'un, alors sur moi, c'était plutôt une bonne chose. Le fait de savoir que cela n'arrivait pas à ceux que j'aimais me consolait. Mais je n'étais pas au bout de mes peines... Certaines personnes en grand manque d'argent pouvait être très facilement atteints. Je ne voulais pas de ça. C'était pour cela que le fait que ça soit tombé sur moi me consolait plus qu'autre chose. Ce n'était pas plus mal, ma famille était la plus riche et développée du pays. J'en étais heureuse, même. Si seulement mon père pensait comme moi, si seulement... Dommage pour moi, il fallait qu'il soit contre. Ma mère avait essayé de le calmer du mieux qu'elle le pouvait, mais il ne fallait pas omettre qu'elle en était triste également, et était quelque peu d'accord avec son conjoint. Je le savais, ça la rendait malheureuse. Je le savais. Elle avait beau sourire et dire que tout allait bien pour elle, je le savais. Elle mentait. Je le savais. C'était parfaitement normal. Je le savais. Si ça n'avait pas était le cas, elle aurait été une sorte de monstre sans cœur. C'était normal. Je le savais. Et pour mon père, était-ce normal de s'énerver ainsi ? Mais était-ce pour la même raison ? Je ne le savais pas. Voulait-il mon bonheur ? ...ou le sien ? Je ne le savais pas. Il me semblait que j'étais la déception de mon père, son erreur. Mais je ne savais pas, je ne savais rien. J'étais sans doute la honte de sa vie.

         J'étais atteinte d'une grave maladie. Ça par contre, je le savais. Je le savais très bien. J'aurais préféré ne jamais le savoir. Pourquoi ? C'était simple. Si je ne l'avais pas su, je serais capable de sourire naturellement. Rien que ça... J'aurais tellement aimé ne jamais prendre conscience de ce que j'étais. J'aurais préféré naître dans une famille pauvre ou moyennement prospère. N'importe quoi m'aurait satisfaite, tant que mes parents m'aimaient. Tant qu'ils étaient heureux, n'importe quoi m'irait. N'importe quoi... C'était n'importe quoi. On ne choisissait pas ses parents. Quelle égoïste je faisais. Il fallait que j'aime ma vie, il le fallait. Mais ma maladie était bien trop grave, je ne pouvais même plus quitter ma chambre. Je ne pouvais même pas aller à l'école. J'étudiais chez moi. Toute seule, avec ces objets numériques et ces professeurs virtuels. Parfois ma mère m'aidait. Néanmoins, je ne voulais pas de ça. Je voulais de véritables enseignants, des gens qui me donneraient goût aux études. Je voulais avoir une éducation normale.

         On m'avait dit un jour que c'était bien beau l'espoir. C'était ce qui rendait la naïveté des gens réelle et découverte aux yeux de tous. C'était la principale faiblesse de l'homme. Au lieu d'espérer, il fallait abandonner ou regarder les choses en face. Si cela n'était en option, il fallait tout donner et arrêter de garder espoir. Travailler, travailler, travailler... C'était tout ce qu'il fallait faire.

         Ces paroles. Qui en était le détenteur ? Si on pouvait appeler cela ainsi. Bien évidemment que je ne me souvenais pas de cette personne. C'était évident, puisque c'était mon père. Je ne pouvais pas me souvenir de lui puisque je le connaissais déjà. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais plus rien. Ma maladie ne cessait de s'agrandir. Tellement, au point où me lever du lit pourrait me coûter cher. Je ne serai plus là à pouvoir le raconter et l'expliquer à quelqu'un.

         L'espoir ? Cela faisait bien longtemps que ce sentiment s'en était allé. Je n'y croyais plus. Durant ces cinq années -si je puis dire, je n'avais jamais cessé d'espérer, espérer. Sans résultat. L'espoir permettait de donner à n'importe quel individu une lumière, un chemin, quelque chose qui lui permettait de ne pas abandonner. Mais lorsqu'il se rendait compte que ce n'était qu'un mensonge, que rien de bien ne pourra changer son malaise, une flèche lui traversait le cœur. Non, elle lui traversait son âme, pouvant mettre fin à sa vie. Non, elle y mettait fin. Le reste de son existence ne serait que noir et divergence, il pourrait voir le mal partout, même s'il n'existait pas.

         Pourtant, je voulais espérer. Je le voulais tellement... Le problème venait de là : je n'y arrivais pas. Ou plutôt, je n'y arrivais plus. Plus jamais je ne saurai rire, parler normalement. Et pourtant... Pourtant... Je n'avais pas abandonné. Je n'en serai jamais capable. Mais je savais évidemment que je ne pourrai plus jamais revenir en arrière.

         J'avais pensé à ça une fois, c'était définitif pour moi. Et pourtant, à ce moment-là, jamais je n'aurais pensé que je changerais d'avis la même journée.

         Un sourire s'installa actuellement sur mon visage suite à cette courte durée de nostalgie.

    Tu vas bien ?

    * * *

         Je l'observai, la détaillant du regard. 

         Aucun doute possible là-dessus, c'était bien elle. Je la reconnaitrais entre mille. Ses cheveux blonds de même couleur que le blé d'un paisible champ, ses yeux marron ayant une pointe de chocolat, son visage angélique, sa mélodieuse voix, son corps si frêle... Ça ne pouvait qu'être elle, elle ne pourra pas me le nier.

         Un coup de vent passa entre nous, alors que je me décalais de la jeune fille en face de moi. Etrange, il faisait pourtant chaud il y a à peine quelques secondes, et voilà qu'il commençait à faire frisquet. J'entendis quelques battements d'ailes. Des oiseaux s'en allaient des quelques arbres présents aux plus proches alentours, même si ce n'était pas si près. Le début du froid avait dû les alarmer. Mais le ciel n'était pas couvert, il n'y aurait donc pas de tempête imprévue.

         Seulement, je vis la personne devant moi frissonner légèrement. Il fallait dire que sa tenue était légère, et pas qu'un peu ! C'était la première fois que je voyais une fille s'habiller ainsi, elle devait posséder son propre style de vêtement bien à elle. Ses légers frissonnements s'accroissaient suivant le rythme du temps étrangement changeant d'une vitesse phénoménale  Ses cheveux flottèrent légèrement au vent, ses mèches caressaient son visage rougi par le froid, tandis que sa longue queue tenue par un ruban bleu jouait avec l'air. Ses vêtements n'y avaient pas échappé, le souffle les emportaient également. Elle tentait de retenir sa jupe de couleur bleue foncée en la tirant vers le bas tant bien que mal, tant elle était courte. Je pouvais entrevoir de légers frissons la couvrant.

         Les quelques paroles échangées des gens qui passaient non loin de cette sombre ruelle s'éloignèrent en même temps que leur détenteur. Je n'entendais même plus la voix de mes amis discutant avec cette bande de filles trainant avec celle qui était devant moi. De toute manière, ça m'arrangeait. Si je ne les entendais pas, impossible qu'elle ne les entende. J'avais une ouïe exceptionnelle. Donc, cela signifierait que rien ne pourrait la déconcentrer.

         Je me demandais quelle tête je pouvais bien avoir en ce moment. Étais-je surpris ? Probablement. Mais quelque chose me disait que ma tête n'avait rien d'une personne surprise, ou étonnée. Non, même si je ne pouvais pas me voir, même si je n'arrivais pas à le sentir naturellement comme toute personne normale. Mes yeux étaient plutôt plissés, légèrement froncés, ma bouche était soi-disant entrouverte. Je sentais mes muscles relâchés.

         Je n'affichais aucune expression que l'on pourrait cerner. J'étais vide.

         Elle, cette bonde devant moi, je ne la comprenais pas non plus. Son visage était un mélange de tellement d'émotions que je ne le comprenais pas. Je ne saurais la décrire actuellement. Que pouvait-elle bien penser en ce moment-même ? Que ressent-elle ? Savait-elle qui j'étais ?

         Étais-je stupide ? Bien sûr qu'elle me connaissait, elle venait de prononcer mon prénom que pourtant, peu de gens ne connaissaient. Elle était donc spéciale. Elle connaissait mon moi d'avant. Elle m'avait déjà parlé. On s'était déjà parlés. Mais pourquoi insistais-je autant sur le "on" ? Nous avions passé des moments ensemble. Nous nous étions rapprochés, nous étions devenus amis. Nous ne nous séparions jamais, nous jouions tous les jours avec le sourire aux lèvres. Nous avions toujours été ensemble, mais malheureusement séparés un jour. Pourtant, aucun de nous ne perdit le sourire et espéra retrouver l'autre un jour. Ce qui nous amenait à aujourd'hui.

         Si seulement ça s'était passé ainsi.

         Que c'était beau de penser tout cela. Malgré tout, la pensée n'était qu'une vision des choses impossible à qualifier. Je ne me faisais qu'une bonne illusion. Mais où était le problème ? Je ne le voyais pas. Je ne le sentais pas. Cette illusion pouvait m'aider à m'échapper de la réalité. Elle m'y aidait en ce moment-même. Je devrais pourtant arrêter. Je devrais arrêter de vagabonder dans ce monde où rêves et illusions se mélangeaient. Ils s'entrechoquaient avec bien trop de force, je n'arrivais plus à m'en y échapper. J'étais pris au piège dans un monde qui était trop parfait pour être le mien. J'étais coincé dans un univers alternatif, incapable de m'y échapper.

         Je sentis une respiration s'accélérer, ce qui me fit sortir de mes songes. Mon regard tomba à nouveau net sur cette jeune femme. A présent, je n'arrivais plus à dévier le regard. Elle m'inspirait, et ce n'était pas près de s'arrêter de sitôt. Je la devinai tendue : j'eus l'impression qu'elle n'arrivait plus à se tenir en place. Etait-ce seulement mon imagination ? Elle déglutit.

         Son attitude avait changé si vite. Je voulais connaître la raison de ce soudain changement. Je n'avais pourtant ajouté aucun mot ni mouvement. Mais peut-être était-ce pour cela. Oserait-elle faire le premier pas ? Et d'ailleurs, qu'était-on en train de faire ? Absolument rien. En voici la source du problème. Nous nous contentions de nous observer, attendant que l'autre fasse ou dise quelque chose, malgré que nous sachions bien que rien n'y fera. Alors pourquoi ? Je n'en connaissais malheureusement pas la réponse qui devait être évidente pour toute autre personne normale. Mais je n'étais pas normal.

         La suite devint alors plus complexe.

         Ses yeux qui venaient à peine de sécher ses larmes, redevinrent humides. Elle mordilla sa lèvre inférieur. Je la vis trembler légèrement, respirant de plus en plus fort. Ses épaules se tendirent, tandis que ses mains s'agitaient. Elle avait le regard brillant, et me fixait avec beaucoup d'intensité. C'était comme si elle avait trouvé la réponse d'une énigme qui lui rapporterait gros. Son teint du visage se rosit, ce qui lui donnait un air adorable. Elle déglutit de nouveau.

         Elle ferma les yeux, voulant s'assurer d'une chose avec son esprit et sa conscience. Elle voulait être certaine d'une question sans réponse dont je ne pourrai jamais deviner l'existence. Des gouttelettes coulèrent au niveau de ses joues, partant de ses pupilles et tombant à l'arrivée du menton. Elle serra ses poings et souffla un bon coup, rouvrant ses yeux avec détermination. Son corps ne tremblait plus.

         Un large sourire s'empara d'elle, je faillis rater un battement. Il fallait dire qu'elle m'avait bien surpris. Son visage remplit de noirceur découvrit apparemment ce qu'était la lumière. Son regard s'était illuminé.

         C'était avec un sourire scotché aux lèvres, les yeux fermés, qu'elle se dirigea vers moi. Correction : elle fonça littéralement sur moi ! Elle se jeta dans mes bras chauds, décontractés. Surpris par cette étrange geste, j'eus le réflexe d'écarter mes bras en l'air. Elle me serra contre elle, sa tête posée de côté droit sur mon buste. Elle s'était légèrement baissée, malgré le fait qu'elle soit plus petite que moi de quelques centimètres.

    Natsu ! Ça faisait si longtemps... !

         Je déglutis à mon tour, fronçant les sourcils. J'avais tellement envie de la serrer fort contre moi, tellement... Je ne pouvais décrire ce degrés de quantité d'un simple désir banal. En avais-je seulement le droit ? Avais-je le droit de franchir une porte qui me paraissait bien lointaine il n'y avait de cela que quelques minutes à peine ? Aurai-je une sorte de punition ? Mais ne me punissais-je pas moi-même à cette pensée ?

         Alors si le cas avait été négatif, si je n'avais pas ce droit... J'aurais eu une bien trop grande sanction. Bien évidemment, je me moquais de toutes ces contraintes. A quoi serviraient-ils si je ne faisais pas ce que mon cœur me dictait de faire ? Personne ne pouvait m'ordonner quoi que ce soit. Personne n'avait cette autorité sur moi. Je pouvais donc faire ce que bon me semblait.

         J'avais bien sûr, resserré son étreinte. Je la serrais vraiment fort contre moi, comme si je ne voulais plus qu'elle s'en aille. J'en faisais peut-être trop ? Et alors ? Cette fille était l'amie à laquelle j'avais le plus eu foi. Je l'aimais énormément, elle était comme une petite sœur fragile à protéger, pour moi. Je me souvenais qu'avant, j'avais toujours eu cette étrange envie de toujours la protéger, la garder juste pour moi. Il fallait dire que j'étais un grand frère bien possessif.

         Si l'on suivait cette logique, c'était plus que normale qu'un frère soit heureux de retrouver sa fragile petite sœur. C'était une chose dont on ne pouvait pas lutter contre. Je l'aimais tellement, tellement... C'était celle qui avait toujours été là pour moi. Que ce soit dans la joie, ou dans la peine. Elle savait trouver les mots. C'était un ange venu des cieux pour me guider, ça ne pouvait être que ça. Alors pourquoi était-elle partie ? Pourquoi m'avait-elle laissé tomber ? N'étais-je pas quelqu'un d'assez bien pour elle ?

         Je me souvenais de ses quelques mots... Ou plutôt, de sa lettre. Elle ne me l'avait pas dit directement. Elle aurait dû m'avouer sa décision en face. J'aurais pu la comprendre, la conseiller, l'aider... Mais non. Au contraire, rien de bon ne s'était produit par la suite. J'avais été trop égoïste. Trop égoïste pour ne pas avoir tout garder pour moi. J'avais répondu ma tristesse pour malencontreusement en créer une totalement différente aux autres. Je n'avais pas pensé à mes amis, j'avais été trop stupide. Mon égoïsme finira un jour par sérieusement blesser les gens qui m'entouraient. Mais ce jour-là, il sera bien trop tard. Je ne pourrai plus corriger mon erreur. Mon erreur qui en engendrait d'autres. J'avais fait bien trop d'erreurs pour pouvoir toutes les tracer et les oublier. Beaucoup trop.

         Je posai ma main sur l'arrière de sa tête, resserrant au maximum l'étreinte. Je l'appuyai contre moi, pour ne plus qu'elle s'en aille. Mais j'attendais bien évidemment des explications. Elle ne pouvait tout simplement pas se permettre de partir et de revenir comme si de rien n'était. J'espérais qu'elle n'était pas partie par ma faute. Si j'en croyais sa lettre, c'était à cause de sa grave maladie. Je pouvais la comprendre, en fait... Mais j'aurais tellement préféré qu'elle me le dise non à travers un bout de papier mais par la parole.

         Je regrettais. Je regrettais tout. Je regrettais mon égoïsme. J'aurais tellement voulu pouvoir remonter le temps et revenir à mon époque d'amertume. Revenir plus tôt, bien plus avant cela. Revenir avant qu'elle ne s'en aille. Si ce n'était pas possible, revenir juste après l'affront entre mes sentiments et ma raison. J'aurais tellement, tellement voulu que mes sentiments eurent tort de ma raison. Mais il était trop tard.

    Lucy...

         Si je ne pouvais pas remonter à cette vieille époque et changer le cours de mon histoire, je n'aurai qu'à le faire dès à présent. Je changerai le cours du présent, et je l'améliorerai pour que tout le monde en soit satisfait. J'aimerais redevenir comme avant. Celui que j'étais avant mon inutile dépression. Être joyeux, gentil, protecteur, rieur, et tout ça... Du moins, le minimum possible ! Je l'espérais sincèrement.

         Et Lucy... Est-ce qu'elle avait changé ? Comment était-elle avant, d'ailleurs ? Je me souvenais d'elle comme étant toujours souriante. Même s'ils n'étaient que de simples rictus, au début. Mais petit à petit, j'avais eu la chance de voir l'un de ses plus sincères sourires. Et cette chance s'était transformée en habitude. Cette habitude était devenue un doux plaisir. Elle me détendait. Cette blonde était également gentille. Elle riait à chacune de mes blagues avec sincérité, qui plus était. Son apparence pouvait faire croire à n'importe qui qu'elle était née de sang royal : elle était incomparablement mignonne, à tel point que ça en devenait un crime de pire espèce. Elle était joueuse et savait bien ce qu'elle désirait. Son optimisme surpassait de loin la peste. Sa joie de vivre était incomptable. Son sourire rafraichissant illuminait même les nuits les plus sombres.

         Il n'y avait pas assez de mots pour la décrire. J'en serais encore demain à énumérer tout ce que je pensais d'elle. Pour être franc, elle avait été le soleil qui éclairait mes désespérantes journées. Elle me guidait et me conseillait. Que ce soient des problèmes avec mes amis, ma famille et n'importe qui ou quoi d'autre. Une étoile. Elle représentait la nature de ces astres. Elle entrait dans l'ère des constellations significatrices de joie. Elle était une étoile. Mon étoile.

         Cette personne ne vivait pourtant pas dans le même monde que moi. Nous n'avions aucune similitude concernant nos traditions ou nos familles. Coutumes, éducation, finances... J'avais néanmoins un jour identifié chaque principauté familiale de tout angle. Ma solution était comparable à l'affreux affront de mes gènes assénés à la raison même de mon être. Nous étions différents.

    – Tu ne peux pas savoir à quel point tu m'as manqué...

         Quelque chose d'humide dégoulinait lentement du haut de ma poitrine. Une sorte de cascade s'en suivit sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Un souffle réchauffant et saccagé me fit ravaler ma salive qui restait bloquer dans ma gorge jusqu'à présent. Je sentis une vibration, douce et voyageuse. Elle tremblait. Elle pleurait.

         Je ne souhaitais pas la voir ainsi après ces années d'oubli. Cette vision faisait palpiter mon cœur d'homme pourtant solide mais comme l'humain, il avait ses failles. Néanmoins, en ce moment, aucune autre pensée rationnelle ne me venait à l'esprit. J'étais prêt à rester ainsi pour des heures sans sortir un son. Comme le disait l'expression : "Le cœur a ses raisons que la raison ignore."

    * * *

         Pourquoi rester ainsi ? Je ne le savais pas. Pourquoi l'avoir pris dans mes bras ? Je ne le savais pas. Pourquoi ne pas m'en aller et ainsi retrouver les autres ? Je ne le savais pas. Je ne le savais... pas ? Pourquoi ne savais-je rien ? Pourquoi me posais-je toutes ces questions insensées sans réponses ? Pourquoi ? Après tout, je le savais bien...

         J'étais certaine qu'il se posait des questions... J'en étais plus que certaine. Je savais qu'il voulait des réponses. Mais des réponses à quoi ? Je pensais avoir été claire dans ma lettre, pourtant. Pourquoi continuais-je cet interrogatoire à sens unique, enfin ? Idiote, je n'étais qu'une simple et bonne idiote ! Je ne connaissais rien, je ne comprenais pas les autres et je m'inventais des émotions tandis que je prenais les sentiments des autres pour les initier à s'abandonner sans crainte dans un infâme gouffre profond et lointain.

         Comment en étais-je arrivée à cette conclusion ?

         Je l'aimais, il n'y avait pas d'autres explications, du moins je n'en voyais aucune.

         C'était pour cette raison même, minuscule soit-elle, que j'étais revenue. Un trou s'était creusé en moi, sans que je ne le sache, prouvant son immense importance pour moi. J'étais si vide, sans lui. Bien heureusement, j'avais rencontré de merveilleuses amies, là où j'étais. Ces dernières m'aidaient mentalement, comme physiquement. Je voulais devenir plus forte, mais il fallait bien croire que pour moi, c'était juste chose dite en l'air. Cette peur abominante m'étouffait et m'enfonçait dans les plus noirs horizons.

         Je levai doucement ma tête vers celle de la personne avec moi. Il n'avait pas changé niveau apparence. Cette remarque me fit sourire, et, suite à cela, il me dévisagea étrangement, sans comprendre.

         Je me détachai de lui, essuyant mon visage larmoyant, le remplaçant par un large sourire. Chose qu'il ne comprit sans plus que la précédente. Etrangement, cela me provoqua un rire que je n'avais pas sorti depuis des jours incomptables, depuis bien plus longtemps que je ne le pensais. Il me dévisagea toujours de la même manière - quoi que plus étonné, mais finit par me rejoindre comme si je l'avais contaminé.

         Et dire que je lui devais des explications... J'aimerais que cette option puisse rester une option.

    * * *

         Ses mots, ses phrases... Comment pouvaient-ils ainsi parvenir à mes fines oreilles ? Ne venait-elle pas de m'avouer une chose dont je ne pourrais même pas imaginer la simple possibilité ? Un espoir aussi minime n'existait pourtant que dans les contes de fée. Cela dit, je m'en plaignis guère, écoutant mot à mot ses explications, aussi courtes étaient-elles. Pourquoi cela me faisait sourire ? Un malaise s'emparait tout de même de mon corps, alors pourquoi cette minuscule joie ? Ce n'était sûrement pas pour moi, mais un soulagement exagéré me remplissait intérieurement de cet espoir qu'il avait toujours cherché à attraper. Aujourd'hui était peut-être un bon jour.

         J'évacuai tout ce qui s'accumulait si précipitamment en moi en soupirant. Ce fut un long soupir, mais il fut utile. Tout mon stresse s'en était allé, comme envolé. J'en fus presque surpris. A présent, seul de l'incertitude était présent en moi. Le connaissant, régler les choses bêtement et méchamment n'était certainement pas une possibilité parmi tout ce qui pouvait bien être possible en ce monde.

         Je devins alors inquiet. Natsu s'en sortirait-t-il ?

         Je regardai alors la jeune fille à la chevelure de cascade que je venais à peine de draguer environ dix minutes avant. Cette bleutée devant moi me dévisagea d'un air qui pouvait bien la trahir. Elle venait de raconter la vie d'une de ses amies à un parfait inconnu qu'il aurait été préférable de fuir. L'inquiétude la brûlait très sûrement.

    – Tu sais... Tu as beau être inquiète pour ta copine, ça ne changera pas les choses, et je sais de quoi je parle, essayais-je de la rassurer, marquant par la suite une longue pose pour pouvoir me préparer mentalement à sourire. On a plus qu'à attendre, et les laisser faire.

         L'adolescente se sentit légèrement offensée, puisqu'elle sursauta, s'indignant presque. Elle me bafouilla un inaudible "Je le sais, ça..." que je peinai pratiquement à comprendre. Ses bras se croisèrent au niveau de sa poitrine, et sa joue se gonfla légèrement. Elle prit un visage contrarié, triste, énervé, perplexe... Je ne saurais quoi dire. Ses sourcils se froncèrent et se détourna pour que je ne puisse plus être sur son champs de vision.

         Je ne rêvais pas, elle boudait !

         J'avais beau comprendre pourquoi, je n'arrivais pas à comprendre. Si elle tenait tellement à s'inquiéter, je ne l'empêchais en aucun cas. Alors pourquoi m'en vouloir ? On pourrait bien croire que j'avais fait quelque chose d'imposant, presque mal ! Je ne l'avais que conseillée. Il était clair que cette fille était étrange. Elle ne pouvait pas réfléchir un instant, un seul instant. Elle pourrait comprendre qu'également, j'étais dans un état semblable au sien !

         Finalement, je compris l'une des facettes de cette "Juvia". Elle n'aimait pas que les autres aient raison sur un point qui la concernait. On en arrivait à un état de timidité absolue. J'avouai tout de même que ce côté la rendait... irrésistiblement mignonne. Cette petite bleue pourrait bien avoir l'immense et indésirable chance d'être ma prochaine sur ma chère liste.

    * * *

         Les yeux bloqués sur un point dont je ne pouvais pas me défaire, je me mordillai ma lèvre inférieure. Mon esprit était ailleurs, ne voulant pas revenir à l'instant présent. Je ne voulais pas faire face à la réalité. Pourtant, pourtant... J'y étais obligatoirement forcée. Je voulais à ce moment précis, me défaire du monde. Je voulais devenir une toute autre personne, je voulais voir tous mes problèmes disparaître.

         Mais ma conscience était bien plus réaliste que mes espérances. Néanmoins je voulus fuir, fuir loin. Je ne voulais plus de cette situation. Je ne voulais pas lui fournir d'explications. J'avais l'étrange impression que si je le faisais, tout disparaitrait. Tout ce que j'avais tant bien que mal construit jusqu'aujourd'hui s'envoler m'était impensable, mais j'étais effrayée. J'attendais ce jour depuis pourtant si longtemps. Je l'aimais sincèrement, et le voir me procurait un réel plaisir.

         Malheureusement, je m'étais rendue compte bien vite des véritables faits et présent.

    Lucy, je sais bien que tu m'as expliqué dans ta lettre que tu as dû soudainement partir à cause de ta maladie... Mais je te connais bien, et même si je sais que c'est en parti pour ça, dis-moi la véritable raison ! S'il te plait !

         Je n'entendis plus rien. Tout autour de moi devint sourd. Il le savait tout aussi bien que moi. Même si c'était vrai, guérir de ma maladie là-bas n'était qu'un prétexte. Des images défilèrent comme on jetait la mauvaise nourriture à la poubelle : avec dégoût. Il y avait deux autres raisons. L'une égoïste, l'autre déçue.

         Tout était flou, je n'arrivais plus à bien y voir. Ma vue était trouble, tout comme mon ressenti. Je ne voulais pas me souvenir. Je ne voulais plus y penser. Et encore, il n'y avait pas qu'une raison à cela : Je ne voulais plus me souvenir à quel point j'étais faible par le passé, mais également... Je ne voulais plus jamais avoir des espoirs vains qui finiraient par être trahis d'une cruauté indéniable, mais complètement inattendue. C'était de cette manière qu'une partie de mon cœur avait été arrachée.

         Je ne voulais plus m'en rappeler davantage. Je n'en restais pas moins lâche. Sans verser une larme, le cœur battant, les yeux brillants, l'expression désordonnée et la mine blanche, je fis un pas de la direction opposée où j'étais, puis deux. Mes pas s'accéléraient, ma respiration se saccageait. On pouvait entendre les oiseaux effrayés d'il y avait quelques minutes, qui revenaient vers leur nid. Un vent glacial, plus encore que le précédent se fit sentir. Je commençai à courir.

         J'étais clairement en train de m'enfuir.

         Mes cheveux s'entremêlaient d'une manière bien dérangeante, se plaçant désagréablement devant mes yeux, j'en eus même plein la bouche. Je ne prenais même plus compte du froid que je commençais à sortir de cette ruelle où j'étais venue me cacher il n'y avait pas si longtemps.

         Natsu voulut me rattraper, mais il eut été en retard. Son temps de réaction avait été bien trop lent. Sûrement était-il concentré à se poser sa propre question. Son manque d'attention m'avait été favorable. Je savais bien que je ne devais pas m'enfuir, que même si je le faisais ce serait vain. Mais à présent, c'était la seule chose à laquelle j'avais pensé. Je n'en pouvais plus.

         Je pris bien évidemment une autre rue de celle où mes amies ainsi que ceux du rose étaient. Je ne pouvais entendre que mes gémissement ainsi que ma respiration. Je sentais fortement mon cœur battre à une pulsion impensable. Je ne devrais pas trop me surmener, ma maladie pourrait ressurgir à n'importe quel moment...

         Le dernier son de cette petite ruelle qui parvint à mes oreilles fut mon prénom, appelé d'un désespoir ardent.

    ~~~

    Ah là... Quand fut la dernière fois ? Et dire que j'ai commencé ce chapitre le 23 Mars 2016 ! (Et encore, ce n'est pas tout à fait sûr.) Donc j'ai juste ajouté à la va vite vers la fin un peu de texte pour aller plus vite.  Et vu que j'ai écrit ce chapitre à différents moments, si la manière de l'avoir écrit est différente, c'est normal. Et si y a des erreurs, c'est pareil.

    Bref... je vais essayer d'être plus rapide par moment...

    Source de l'image
    « Changement de thème, oui, je le dis que maintenaaant... (Plus une sorte de racontage de vie ._.)Japan Expo Sud (25/02/17) »

  • Commentaires

    1
    Samedi 21 Janvier 2017 à 13:29

    Waaah enfiiin, j'y croiyais plus xDD Non mais je t'en veux pas hein, ce chapitre était juste hyper bien écrit, je tiens à le dire :D

    Ils sont compliquées ces deux-là, ils peuvent pas juste se retrouver sans se poser 66 questions, fêtez vos retrouvailles, expliquez-vous et marriez-vous point ! :c (ja gâche tout en disant ça je sais  xD) Mais pourquoi Lucy elle veut pas dire pourquoi elle est partie, sa vraie raison, ça m'intrigue o_o C'était trop mignon leur petites retrouvailles *q* (je sais pas pourquoi je dis "petites", on s'en fout au pire) Tiens, Grey et Juvia se raprochent aussi l'air de rien, mais Grey a pas intérêt à faire n'importe quoi, parce que sa liste de filles je la sens pas, mais se sera peut-être différent avec juvia, je l'espère en tout cas.

    C'était super agréable à lire, c'est dommage que tu n'écrives pas plus souvent, mais ce qui compte c'est que ce soit bien, ça me re-motive d'un coup :D Et j'ai hâte de connaître la suite de l'hstoire :')

    2
    Samedi 21 Janvier 2017 à 14:38

    Tu penses ? Je ferai moins de détails inutiles la prochaine fois, mais merci 8D

    Ouaiiiis, c'est ça qui va être compliqué, tu vas voir ! Je vais m'éclater sur les changements d'humeur avec ça :'D Pour tout te dire, en vrai j'avais complètement oublié la raison 8D /MUR/ En fait si, je m'en souviens un minimum, mais je me rappelle plus pourquoi je pensais que c'était extra comme truc x) Alors attends de voir èwé Ah ha... Ca faut voir :')

    Vraiment ? Merci ! En ce moment j'ai un tas de choses à faire (je vais avoir une semaine ultra chargée, c'était pas arrivé depuis super longtemps...), mais après y a un article que j'ai commencé et que j'aimerais finir même avec tous les foutus bugs là. Après ça, je ferai l'OS pour ton concours :3

    3
    Samedi 21 Janvier 2017 à 18:43

    Je trouves que c'est bien comme ça 8D

    Ah ah, ça va être mouvementé au moins :D Tu m'as tué xD Ca va si tu t'en souviens un peu 8D T'en fais pas pour ça :') Ca sent les embrouilles 8D

    Ah d'accord, bon courage en tout cas :') Moi je pense commencer le chapitre de ma deuxième fiction, ça fait déjà deux semaines que je dois le faire, mais la flemme xD

    4
    Samedi 21 Janvier 2017 à 20:06

    T'es sûre ? J'ai vraiment l'impression de mettre trop de détails inutiles x) Mais merci >w<

    Ouaip ! Non non, sérieux ! J'étais devant mon écran en train de taper comme d'hab', pour faire la fin du chap' et puis là j'étais fallait un peu conclure, du coup je me suis dit que je vais direct mettre la raison et puis là... MINCE C'ETAIT QUOI. J'ai cherché partout et puis j'ai pas trouvé, du coup j'ai essayé de m'en rappeler, et j'ai plus ou moins réussi. Alors vu que j'ai trouvé qu'elle était bof, je l'ai un peu modifiée x) P't être bien qu'oui ou bien non 8D

    Merci >w< Ah ouiii, notre graaand ami la flemme :D Bonne chance à toi aussi xD

    5
    Samedi 28 Janvier 2017 à 19:39

    Bah moins j'ai l'impression de pas en mettre assez et plus ça va pire c'est... Mais toi c'est c'est bien :') De rien >w<

    Non mais comment t'as fait pour oublier xDD C'est un détail important en plus, enfin je pense 8D Aha, je suis pressée de voir la suite en tout cas :')

    Merciii, maintenant ça fait 3 semaines, de mieux en mieux. Oui il est toujours là lui :D

    6
    Dimanche 29 Janvier 2017 à 12:13

    Alors merci encore :) En vrai les détails, si t'en mets pas assez, t'as l'impression que c'est un peu vite, que t'exprimes pas trop ce qui se passe, mais si t'en mets trop, c'est plus que gavant et ça donne envie de zapper des passages, ce qui n'est pas vraiment le but.

    T'as vuuuuu, je déteste ma mémoire de powasson rouge ;_; Dankee :3 (Miiince, c'est l'habitude de dire merci dans les langues que je connais xD)

    Pareil... Non sérieux faut que je m'y mette ! Mais en ce moment je suis vraiment occupée et ça m'énerve vu que je sais pas quand j'aurai un peu de temps à moi (j'en ai en vrai, mais je le consacre pour certaines habitudes que je ne veux pas changer xD) J'aimerais qu'il (ou elle, j'en sais rien 8D) nous laisse un peu tranquilles des fois... Il (ou elle x)) est un peu collant(e)...

    Au fait pour ton concours, les prénoms faut que ça soit dans quel style ? Français ? Japonais ? Américain ? C'est quoi qui fait le mieux ? 8D J'ai jamais fait de OS sur des persos que j'ai inventés donc ça va pas être de tout r'pos xD

    7
    Dimanche 29 Janvier 2017 à 17:27

    Oui, faut trouver le juste milieu en fait, là je vais m'y remettre, mais plus doucement j'ai accumulé les chapitres ces derniers temps, mais j'ai l'impression de perdre ma motivation, c'est pour ça que j'ai un peu arrêté :')

    Mais jsuis pareil tu sais xDD C'est quelle langue ? 8D (désolé je connais pas beaucoup de langues xD)

    Ah mais c'est pareil moi, je fais toujours mes petites habitudes et c'est le dimanche soir que je me rends compte que j'ai rien foutu, alors que j'avais le temps 8D Oui (en fait faudrait plutôt dire "elle" vu qu'on dit "la" flemme et non "le flemme" je viens de me rendre compte de mon erreur xD) elle trop souvent là, c'en ait soulant par moment .-.

    Comme tu veux, moi n'importe quels prénoms ça me va, tu peux faire aussi bien faire des prénoms japonais que américains ou français :') Moi non plus, d'ailleurs bon courage 8D

    8
    Dimanche 29 Janvier 2017 à 18:40

    Ouaip. C'est frustrant en vrai de perdre une motivation qui était pourtant énorme avant...

    Oui, je sais :3 8DD //MUR// (en vrai dans la vraie vie j'ai aucun tact pire que ça et j'embarrasse tout le monde vu que y a certaines choses que j'ai pas peur de dire mais c'est à cause d'un truc avec mon groupe d'amies x)) T'inquiète, je sais qu'on est partenaires de galère sur la grande mémoire que nous accorde notre cerveau xD

    Aaaah, moi aussiiii :o 8DD (C'est à cause de moi vu que j'ai commencé par dire "notre graaand ami la flemme" au lieu de "notre graaande amie la flemme" donc je sais pas en fait, c'est pas grave, je crois ? 8D) Elle nous bouffe carrément.

    Alors je vais faire un mixte de tout :3 Merci :D

    9
    Mardi 31 Janvier 2017 à 20:21

    Il y a un an j'étais motivée un truc de malade 8D

    En fait je savais que tu savais, ma question était nulle, maiiis bref xDD (ah d'accord 8D) Ouais un gros point commun qu'on a 8D

    (Non au pire 8D Je crois qu'on est les seules à se poser la question tout le monde s'en fout, mais nous, on est obligé de s'attarder dessus) Ouiii .-.

    D'acc c'est comme tu veux et de rien :')

    10
    Mardi 31 Janvier 2017 à 22:00

    Gad, tellement pareil 8'DD

    Nan mais c'est pas une question, moi aussi je rajoute "tu sais" à des phrases alors que je sais très bien que l'autre sait 8D Des fois plus que moi x) C'est juste qu'en ce moment j'adore répondre mot à mot et prendre le sens propre des choses xD Ouaiiis, j'avoue que ça me dépasse. Je mange pourtant toujours du poisson... Ah là là... C'est comme les petits qui boivent du lait chaque matin, midi, après-midi et soir et qui grandissent pas alors qu'ils font tout pour... (en vrai j'ai fait ça à un moment... xD)

    (Ouais mais ce sera pas la première fois 8D ni la dernière /mur/ Mais c'est trop vrai en plus xD)

    Par contre tu sais trèèèès bien que vu que la flemme et mon amiEEEEE (non sérieux je deviens folle... en vrai si je dis cette dernière phrase à quelqu'un de ma classe ou ma famille ils me diront que le verbe "devenir" n'est pas le meilleur terme) mince j'ai pas fini ma phrase ._. En vrai siii, en vrai je sais pas... Bref, grosso modo, vu aussi que je suis occupée, ça mettra du temps un peu avant que je ne commence juste xD (j'ai déjà fait l'article, un bon début).

    11
    Dimanche 12 Février 2017 à 14:01

    Genre on pouvait plus m'arrêter d'écrire, alors que maintenant.. 8D

    Mais ça sert à rien de dire ça en vrai 8D Tu m'as tué xDD Si seulement on pouvait avoir de la mémoire juste en mangeant du poisson.. :') Sérieux ? Ca a pas marché un petit peu ? 8D Moi j'ai jamais eu besoin de grandir, et je savais même pas que boire du lait faisait grandir (jsuis nulle faut pas m'en vouloir) xD

    (Nan c'est pas le première fois en plus xD)

    Ah oui notre grande amiEEE la flemme 8D (aha ouais bah ils ont raison jcrois xD) C'est pas grave, garde ton rythme 8D

    12
    Mardi 14 Février 2017 à 18:12

    Soyons vieux... Le bon vieux temps xD

    Ouais, mais c'est une sorte de suffixe/complément de phrase xD Oui ;_; Bah après quelques millimètres mais bon x) Hmmmm... T'as de la chance, alors !

    (Bah oui c'est ce que j'ai dit  je crois mais en vrai c'est une approuvation (bonjour le mot) xDD)

    OUIIII elle est toujours là xD sûrement xD peut-être 8D) Merci x)

    13
    Mardi 14 Février 2017 à 19:15

    La bonne époque :')

    Ouais voilà xD Des fois ça me fait un peu de la peine, les personnes petites ne sont pas prises au sérieux, je suis pas respectée mais heureusement j'ai une taille normale 8D

    (Ah ouais c'est maintenant que je m'en rend compte compte xD :jefaistroppitiéenvrai:)

    Notre meilleure amie 8D

    14
    Mercredi 15 Février 2017 à 18:04

    Ouais (non sérieux on dirait on est des vieilles xD)

    Bah pas forcément, mais on nous prend pour des gamins quoi, même des gens plus jeunes qui sont plus grands de taille nous rabaissent des fois 8D Enfin, je dis "nous", je parle que de ceux que je connais hein. Mais en général, quand je suis sérieuse (c'est pas souvent mais bon, ça l'est tout de même), personne me prend pour une enfant de 8 ans. La chance xD

    (Aaah xDDD :maisnonfautpasdireça:c:)

    Oui, on l'aime tellement 8D (oh god, j'ai écrit cette phrase sans le penser O_O Vu que je parlais avec une pote alors mes doigts ont tapé tout seuls x))

    15
    Jeudi 16 Février 2017 à 12:35

    (Mais grave xD)

    Mais ça se fait pas quand même xD

    (Je me sens un peu débile xD :xDD:)

    Trop 8D (Ah oue des fois tu te rends pas compte de ce que tu dis 8D)

    16
    Jeudi 23 Février 2017 à 19:17

    (Mais pourquoi pas ha ha xDD)

    Oui, c'est sûr xD Franchement, on est peut-être petits de taille, mais pas du cerveau èwé Le pire, c'est que tu sais quoi, mes frères, eux, sont grands pour leur âge, surtout mon petit frère qui met un de mes pantalons que je mettais en CM2 et qui était grands pour moi d'ailleurs (c'était un de garçon mais à ce moment-là je le savais pas vraiment, mais depuis que j'ai vu un gars de mon école avec le même le même jour que moi...) il est en CE2 ;_;

    (Mais non, mais non, faut pas ! Bon je sais pas si c'est plus mal, moi je me sens toujours débile x))

    Yep xD (Mais ouais, c'est trop là j'étais 'du tout concentrée 8DD)

    17
    Vendredi 24 Février 2017 à 13:17

    (Ouais xDD)

    C'est vrai et puis 1m60 c'est pas ridicule non plus 8D Ah oui il doit être grand, enfin ça dépend quelle taille tu faisais en CM2 (oh my god, ça devait être gênant xDD) Mon frère il a 1 an de plus que moi, il a presque atteint 1m80 8D (je suis souvent plus grande que les autres, mais mon frère c'est encore une autre histoire)

    (Ah bon ? 8D)

    (Moi je suis plutôt concentrée en fait 8D)

    18
    Vendredi 24 Février 2017 à 16:36

    Ouais, j'espère que le jour où je les atteindrai viendra bientôt xD Bah en fait en CM2 je crois que le fait d'être petit ou grand n'importait pas vu que y en avait de tailles différentes. Mais mon petit frère a presque ma taille et il a cinq ans de moins xD Enfin, presque, je sais pas, mais quand il aura mon âge, il fera les 1m75 sans problème, peut-être plus qui sait x) (mais grave, je l'ai plus jamais mis après 8D Et t'imagines pas le jour où je voulais me cacher xD) WHAAOUW vraiment ? 8DD Y en a un dans ma classe presque aussi donc je peux imaginer à quel point il doit être grand xD J'ai entendu dire qu'il faisait 46 ou 48 je sais plus, comme pointure 8D J'imagine pas, ça doit être un mammouth, mais bon, v que je crois tout le monde... (non, non, je suis pas naïve, c'est différent... Embarrassant peut-être) Mais il est trop grand ton frère, il doit sûrement être un peu plus grand que le mien ! owo (il fait aussi presque 1m80 xDD) Et puis là, y a moi, l'intruse, qui fait 20 centimètres de moins et mon petit frère qui va bientôt me dépasser ;_; Bon, déjà j'ai la même taille que ma mère... C'est déjà ça xD

    (Ouais, souvent à cause des autres qui adorent me rabaisser ah là là, surtout une fille qui me traite comme une gamine et qui me prend dans ses bras à chaque fois que je dis un truc imprévisible qui sert à rien mais qui me tracasse sur le moment... :') Non j'adore cette fille, c'est juste que je suis pas une enfant qui aime qu'on lui dise qu'elle est mignonne (arrrrrg, mais sérieux, stop là, je suis tout sauf mignonne ! faut que je le fasse comprendre un jour, elles pensent que je suis plus jeune qu'elles ? En vrai, c'est possible) parce qu'elle dit un truc dont les "grands" ne s'attendent pas. Faudrait que je change d'expression parce que ça m'aide pas. J'en suis venue au point où on me volera une sucette en espérant me voir pleurer... xD Ca t'arrive, toi ? (pas le truc sur la sucette bien sûûûr))

    (Même quand tu parles avec quelqu'un ? :0 Sérieux la chance, moi je peux pas faire deux trucs à la fois xD A part respirer et marcher, évidemment je crois que j'ai vraiment l'air débile là)

    19
    Samedi 25 Février 2017 à 13:55

    1m75 à 13 ans, c'est grand quand même, un peu comme mon frère quoi 8D (Je sais que c'est pas drôle, mais ça me fait rire d'imaginé la scène xD) 46 ou 48 ? Le mec c'est plus des pieds qu'il a xD Mon frère ça va il fait du 42/43 (ouais c'est grand mais comparer à du 46 ça passe xD) Mais c'est bizarre que tu sois la plus petite, alors que tes frères son grands 8D Je suis plus petite que mon frère (même quand on compare avec sa taille quand il avait mon âge), mais j'ai toujours été un peu grande. Mais je sais pas d'où on tient ça, ma mère elle fait 1m55 (y a longtemps que je l'ai dépassé) et mon père 1m78, taille moyenne quoi, enfin c'est pas un géant. Non sérieux j'ai jamais compris pourquoi on était grand 8D

    (Moi ça me soulerais aussi, qu'on me prenne pour une gamine, enfin ça m'arrive jamais, avant j'avais une pote elle était toute petite (elle l'est toujours, mais genre petite pire que toi c'est sûr) souvent les autres lui parlaient comme une gamine, mais moi j'étais pas du tout comme ça, je lui parlais normalement, j'étais pas là à dire "oh elle est trop mignonne" dès qu'elle souriait ou je sais pas quoi, surtout que c'était pas le cas non ça c'est méchant par contre mais je crois qu'elle aimait bien qu'on lui parle comme ça, donc c'était pas un problème ._.)

    (Quand je réponds à mes notfs je suis toute seule dans ma chambre, donc ça va, mais sinon quand j'écris un message et qu'on me parle en même temps, j'arrive pas à me concentrer sur les deux 8D J'y arrive aussi mais non t'inquiète et ma réponse était débile aussi xD)

     

    20
    Lundi 27 Février 2017 à 21:18

    Oui mais dans la classe de mon frère ils sont tous très grands, donc je pense que c'est possible 8D En plus il fait beaucoup de sports et mange beaucoup, donc je pense que ça ira 8D (Pareil, c'est vrai xD Déjà j'imagine pas mon petit frère plus grand que mon grand frère). Mais oui ! Mais moi j'y crois, je sais même pas si elles se sont trompées les filles qui me l'ont dit ! Je vais lui redemander demain je crois xD Moi mon frère c'est 43 aussi :3 (yep, je sais, quand je vois les chaussures de mon frère, c'est titanesque. Mais après je pense au gars) Mais oui, en plus je suis la seule pas rousse. T'as de la chance T-T Tout le monde est grand ;_; Il est plus grand que mon père 8D Moi mes parents sont petits aussi, donc je crois que ça doit venir du grand-père (le père de ma mère est grand) ou comme pour les cheveux, de l'arrière grand-père (du côté de ma mère, toujours).

    T'as de la chance ! Ma cop', elle est imprévisible et dit des trucs à n'importe quel moment (en cours, souvent 8D). Ah, vraiment ? :0 Mais moi y a pas tout le monde comme ça, heureusement. J'ai d'autres amies de ma taille et elles me prennent juste pour moi x) Mais tout le monde n'a pas le même point de vue de tout le monde. J'adore ta franchise 8D Ah oui ? Quelle plaisir à être rabaissée ? o_o D'ailleurs, j'ai certaines amies qui se rabaissent, une pour son apparence, l'autre parce qu'elle se dit "victime". Franchement, j'ai jamais compris à quoi ça sert. Si ça leur plait pas, je sais même pas.

    (Ah oui, moi aussi. Mais j'étais au ski, donc dans la salle avec la connexion gratuite avec une amie :3 Ah, toi aussi ? T'as vu comme c'est dur, je comprends pas comment font certains gens T_T on se complète aloors.)

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